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Immigration : nos chers voisins

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Publié le

18 avril 2023

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La Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) vient de publier une note comparative sur la gestion de l’immigration par nos voisins européens. On dit souvent que se comparer rassure. En l’espèce, c’est plutôt désolant.
Lesbos

À l’aube du XXI siècle, le constat est sans appel : la France n’a pas de vision stratégique en matière d’immigration. La théorie du grand remplacement n’en est définitivement plus une lorsque l’on s’intéresse de près aux chiffres. En effet, la dernière note de la Fondapol révèle que la proportion d’immigrés et de personnes nées en France d’au moins un parent immigré est de 21,5 %. De plus, entre 2014 et 2020, on estime que la population immigrée a augmenté de 134 000 personnes chaque année, et contre 80 000 pour la population native. L’exemple qui est peut-être le plus parlant est le pourcentage d’enfants d’origine étrangère dans certaines villes. À Orléans, il s’élevait à 9,5% en 1968 contre 47% en 2017. Pis encore lorsque l’on se focalise sur La Courneuve : 80 % des mineurs sont d’origine étrangère.

Lire aussi : Jean-Thomas Lesueur : immigration, une chance pour la France ?

France passoire

La France est l’une des destinations les plus attractives pour les différents avantages qu’elle offre, mais aussi parce qu’elle est ultra-laxiste à l’entrée. Chez nous, la durée de résidence exigée pour obtenir la nationalité est la plus basse de tous les pays européens avec une durée de 5 ans contre 10 ans pour l’Espagne, l’Italie, ou encore l’Autriche ; 9 ans pour le Danemark ; 8 ans pour l’Allemagne, la Belgique, l’Estonie et 7 ans pour la Chypre et la Grèce.

Le droit d’entrée dépend aussi du passé judiciaire des individus. Par exemple, le Danemark refuse la nationalité à tous ceux qui ont été condamnés à de la prison et ce peu importe la peine, y compris le sursis. L’Allemagne refuse ceux qui ont été condamnés à 3 mois ferme tandis que la France l’élargit à 6 mois ferme.

La porte de sortie, elle, semble plus compliquée à franchir. L’Algérie n’a accepté que 22 OQTF sur les 7 731 demandées par la France en 2021. C’est seulement 12 % des OQTF qui sont réalisées, bien en dessous de la moyenne européenne qui est de 43 %. Malte et la Lettonie sont les champions en la matière avec 93 % et 92 % des OQTF réalisées.

Une gabegie qui coûte cher

La France est aussi très généreuse, notamment en ce qui concerne le domaine de la santé, et ça lui coûte très cher. Par exemple, l’aide médicale d’État (AME) qui correspond en fait aux soins offerts aux clandestins représente 1,079 milliard d’euros en 2022, soit une augmentation de 17 % par rapport à 2018. L’an dernier, il y a eu 398 489 bénéficiaires (+25 % par rapport à 2018). Chez nos voisins, il n’y a aucun soin gratuit, hormis lorsque la vie de la personne est en danger.

Lire aussi : Immigration : les dessous du succès danois

De plus, les MNA (mineurs non accompagnés) qui sont les fameux mineurs isolés étaient 40 000 à se présenter en 2020. Ils sont financièrement pris en charge à 50 % par l’aide sociale à l’enfance (ASE). Le coût moyen de la prise en charge d’un mineur non accompagné au titre de l’ASE est estimé à 50 000 euros par an, qui couvrent le logement, la nourriture, les frais d’éducation et de formation.

Le plus étonnant, c’est qu’en France on peut refuser l’examen médical qui permet de vérifier l’âge et donc qui définit le droit de toucher cette aide. En Grèce, si le clandestin refuse de se soumettre au test, alors il est directement considéré comme adulte. Aussi, l’allocation aux demandeurs d’asile (ADA) est l’une des plus élevées d’Europe avec 426 € par mois contre 348 € en Finlande et 201 € en Suède. La fin de l’abondance qu’il disait, pas pour tout le monde…

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