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Viande artificielle : « Tout ne peut pas être qualifié de viande »

Comment produit-on de la viande artificielle ?

Alexandre Jeandat : La première technique est de prélever des cellules animales pour les mettre dans une cuve en laboratoire et ensuite les enrichir de facteurs de croissance, hormones, etc. On essaie ensuite de recréer la multiplication cellulaire par une voie artificielle. Cette multiplication cellulaire forme un tissu que l’on ne peut pas vraiment appeler viande car il ne contient pas tous les éléments de la viande : pas de nerfs, de vaisseaux sanguins. On appelle cela viande, mais c’est un abus de langage.

Reçoit-elle officiellement l’appellation viande ?

A.J. : Justement, cela fait partie de la stratégie d’influence déployée par cette industrie. La viande a une définition précise, donnée par le Parlement européen, des normes existent, tout ne peut pas être qualifié de viande. Les industriels jouent sur l’ambiguïté car la population n’est pas forcément informée. De cette manière-là, le consommateur considérera que c’est un produit normal et le consommera. Si ça ne s’appelle pas « viande », personne n’en voudra. C’est vraiment une manœuvre d’influence.

En matière d’apports nutritifs, qu’arrivons-nous à reproduire avec de la viande cellulaire ?

Paul Margaron : Il y a beaucoup de carences. Il manque beaucoup de vitamines ou de macronutriments. Cela enclin les industriels à enrichir artificiellement leurs produits ce qui est nocif pour la santé, surtout avec ce qu’ils ajoutent. On en revient au fait qu’il n’est pas légitime de l’appeler « viande », car il n’y a aucune valeur nutritionnelle naturelle, tout n’est qu’additifs. Pour pallier cette difficulté qui est d’ordre technique, les industriels ont recours à la manipulation génétique. [...]

Le patriarcat ? C’est la paix !

La modernité féministe utilise des réalités périodiques pour en déduire des fausses généralités. Oui, les pères du XIXe siècle étaient violents, ils avaient la mainmise sur toutes les décisions de leurs femmes et de leurs enfants. En partant de cet état de fait qui a bien existé, tout le monde pourrait s’en sentir choqué et comprendre absolument la création de mouvements dits « féministes ». Seulement voilà, le père du XIXe est-il le père en général ? N’est-il pas le produit de ce que l’on pourrait nommer « un patriarcat dégénéré »?

Le siècle de Zola est une conséquence directe de la Révolution française et de ses principes. En coupant la tête du roi, ce sont tous les pères de famille qui sont décapités comme l’a dit Balzac. Ils le sont symboliquement, certes, mais ils le sont aussi religieusement. La partie transcendante de la figure paternelle s’en est allée, il ne reste plus qu’une forme de pourfendeur d’autorité sans condition, un chéquier sur pattes. De ce fait, il y a ce que René Girard nommait une crise mimétique qui s’instaure dans la famille. Le désir n’étant plus contenu par le religieux, les deux figures familiales que sont le père et la mère vont s’entredéchirer dans une lutte à mort pour le pouvoir sur les enfants, sur les idées, l’éducation ; ou de nos jours sur les sorties ou la télécommande. Ne reste plus qu’une virilité contre une féminité, les mots de « père » et de « mère » n’ont plus leur place dans ce système indifférencié. C’est donc, logiquement, une dégénérescence d’un concept pourtant bien connu en France.

Lire aussi : Édito : qui a tué le père ?

Alors comment définir le patriarcat ? Voici la définition que nous proposons dans notre ouvrage Ce sang qui nous lie, le patriarcat c’est « un père dans la famille, un père pour la nation, un père au ciel ». Ces trois niveaux en concordance permettent à la fois l’absence de violence puisque chaque père doit rendre des comptes, réels ou symboliques, à celui du dessus ou de dessous, et parce que cette architecture oblige à la complémentarité. D’abord le père de famille, que serait-il sans la mère de famille ? Un homme oui, un père non. Ainsi, la symbolique de la croix semble adéquate pour définir cette union de deux supériorités. La partie verticale c’est le père, enraciné dans la terre de ses pères, dans son « pays », sa région. C’est la partie basse. La partie haute le renvoie, comme le dit saint Thomas d’Aquin, en lien direct avec Dieu le Père. Être un père c’est avoir une assise solide et ancrée, mais c’est aussi (et surtout) être un imitateur de Dieu notre Père. Pour faire une croix, il faut deux barres. Ainsi, la partie horizontale incarne cette fois-ci les choses plus « mater-iel ». La mère de famille est la reine du foyer depuis au moins le XIe siècle comme nous l’apprend la grande historienne Régine Pernoud. Elle gère les choses concrètes et matérielles, l’éducation des enfants, la transmission des mœurs, et en cela elle n’est pas inférieure au père. Elle est son complément. Il n’y a plus ici indifférenciation, mais incarnations. Avis aux virilistes à la mode sur internet. [...]

L’Action française attaquée par des antifascistes : des militants témoignent

Alors que les militants et sympathisants de l’Action française fêtaient, samedi 18 juin, la fête de la Saint-Jean pas très loin de Maubeuge, région historique du nord de la France, un groupe d’antifas est venu perturber leur sommeil. « On était dans un cadre très local, très enraciné » nous raconte François Ryckewaert, militant de l’AF présent dimanche.


Il est quatre heures du matin : tout le monde dort, mais une militante entend des pas et des cris. Elle pense d’abord qu’il s’agit d’une blague de l’Action française Lille, mais des cris retentissent : « Les fachos vous dormez, les nazis vous sortez ? ». Pas de réponse. « Puis ils ont commencé à nous mettre des coups dans les tentes » affirme la militante. Elle décide alors de sortir de sa tente avec sa gazeuse et a commencé à se battre avec deux antifas visiblement très fiers de leur enthousiasme. Ils n’ont en effet pas caché leur enthousiasme puisqu’ils hurlaient « antifas ! » et « jeune garde Lille ! », nous indique François. Un mal pour un bien : nous savons désormais qui ils sont.

 
« Tu es féministe et tu tapes des femmes ! » lui répond à plusieurs reprises la militante attaquée. Pas de réponse particulière. Sont-ils aussi féministes qu’ils le prétendent ? Les antifascistes ne semblent en tout cas pas faire de discrimination entre les sexes : ils attaquent tout le monde, tout âge et sexe compris.[..]

Bodybuilding et capitalisme : les gonflés de la gonflette

Les salles de musculation essaiment sur le Vieux Continent. En 2020, elles étaient 63 000 en Europe, pour 65 millions d’adhérents. En France, un adulte sur six les fréquenterait régulièrement. Depuis les années 90, ces chiffres sont en augmentation constante, et rapide. Les corps bodybuildés envahissent l’espace public, notamment par le cinéma et la publicité, et plus récemment les réseaux sociaux, surtout Instagram. Au-delà du culte de la beauté développé par les médias de masse, on peut analyser cette vogue pour la fonte par les liens profonds qu’entretiennent l’éthique du fitness et l’esprit du néolibéralisme, pour reprendre la démarche du sociologue allemand Max Weber qui analysa au début du XXe siècle les « affinités électives » entre protestantisme et capitalisme.

Ce sujet sent les grosses coupures et la testostérone, alors forcément on est tentés de jeter un œil du côté des États-Unis. Sur les internets américains, foisonne un genre de vidéos particulièrement populaire qui engendre des millions de vues, les motivational speech, les discours de motivation. Adressés souvent à un public jeune en quête de réussite professionnelle, ils invitent à renfort de formules lénifiantes à l’effort, au travail acharnés en vue de l’accomplissement économique, sur le modèle de l’entrepreneur. On remarque que les motivational speech qui rencontrent le plus de succès sont très souvent produits par des sportifs, et plus spécifiquement des anciens bodybuilders, qui établissent un lien très clair entre leur réussite sportive et la réussite professionnelle. 

Schwarzy devient un des principaux visages des années Reagan, où une Amérique qui renoue avec le libéralisme des origines retrouve confiance en ses valeurs et sa mission

Parmi eux, les plus célèbres sont Arnold Schwarzenegger et Dwayne Johnson dit « The Rock ». Un discours tenu par l’ancien gouverneur de Californie devant un parterre d’entrepreneurs en 2018, où il relate son parcours difficile de jeune étudiant immigré tentant de concilier ses cours et son job alimentaire avec ses entraînements de musculation et ses castings cinéma est particulièrement révélateur : « Je ne gâchais pas une seule seconde de ma vie […] Pour réussir, vous devez vous buter au travail, il n’y a pas de pilule magique ». Schwarzy, père de la formule « no pain no gain », met l’emphase sur l’obsession du travail, qui conduit à la réussite à la fois dans la musculation et l’entreprenariat. Cette éthique de l’ascèse, évidemment d’essence protestante, lie profondément capitalisme et sport. [...]

Une semaine comme les autres en France : Fast & Furious

Mercredi 15 juin, Le Parisien a révélé que dans les Hauts-de-Seine, un brave homme nommé Mourad s’ennuyait. Dans la salle du tribunal, il attendait avec ennui sa peine. Mais quelle peine ? Eh bien, celle qui avait suivi le viol de deux femmes alcoolisées. Ce chauffeur VTC avait en effet profité de l’ivresse abusive de ses passagères pour les déshabiller, les filmer et en profiter. On lui souhaite cordialement un paquet d’années à l’ombre.

Le soir même, voyageons sur l’Autoroute du Soleil jusqu’à Nice. Ce n’est heureusement pas une histoire de Promenade des Anglais, mais plutôt d’immigration qu’il s’agit. Un passeur qui transportait cinq migrants dans sa camionnette –espérons qu’il ne s’agisse pas de mineurs isolés auquel cas il faudrait ouvrir une enquête pour pédophilie – a refusé à plusieurs reprises d’obtempérer aux injonctions de la police. Le conducteur fonce sur la police, un policier tire, un Égyptien meurt. Sauvez des vies, restez chez vous.

Toujours le même jour, à un millier d’encâblures, une course-poursuite s’engage : la police demande à un véhicule de s’arrêter, celui-ci refuse et entre à contre-sens sur une nationale de l’Hérault. Folle journée que celle du 16 juin. Évidemment, ce qui devait arriver arriva : les chauffards percutent une autre voiture. Bilan : deux morts et quatre blessés dont trois graves. Triste. [...]

Priver les enfants de père nuit à l’égalité des chances

« La filiation n’a jamais été autre chose qu’un fait social et culturel. C’est un homme qui vous parle. La paternité a toujours été une présomption ». C’est par ces mots que commençait le discours de Jean-Luc Mélenchon sur la PMA en 2019, discours qui entendait prendre acte de la mort du père et son corollaire maléfique : « Oui, c’est la fin du patriarcat. Des femmes mettront au monde des enfants sans l’autorisation des hommes ». Représentatif de son temps, nourri à la mamelle post-moderne, Jean-Luc-Mélenchon achevait ainsi de réduire le père à la coïncidence, à l’anecdote, à la présomption, dernière étape de sa liquidation totale. Car le père dérange. Incarnation de l’autorité bienveillante, il est vu comme trop paternaliste, trop rationnel, trop froid, trop distant, trop autoritaire, trop inflexible. Le père cumule tous les défauts caractéristiques de sa masculinité toxique et tous ceux de la famille traditionnelle. Le cauchemar d’un homme de la gauche laïcarde, donc.

Mais en finir avec le père n’est pas sans danger. Le consensus scientifique indique de manière étayée et significative que le rôle du père dans le développement intellectuel et émotionnel des enfants est primordial. (voir Rollè, Luca, et al. « Father involvement and cognitive development in early and middle childhood : a systematic review », Frontiers in psychology). Les pères acclimatent leurs enfants aux dures réalités de la vie, ils leur font découvrir le monde dans ses beautés et dans ses dangers, notamment en jouant de manière plus compétitive avec leur progéniture et en les forçant à prendre des risques et repousser leurs peurs. L’absence de figure paternelle produit des enfants incomplets, mal à l’aise avec l’inconnu ou les rapports de force qui pourtant se dresseront sur leur chemin de vie. Contre l’illusion du confort fusionnel d’un safe space maternel, hélas, le réel au dehors attend son heure. [...]

Comment le droit français a-t-il détruit la figure paternelle ?

Le mariage, juridiquement, a été inventé pour engager le père auprès de l’enfant et protéger la femme de la précarité. La forme juridique du mariage le contraignait à prendre soin de la famille sous la condition d’une présomption de paternité : le père supposé a la charge de la femme et de l’enfant. L’évolution de la conception du mariage a profondément modifié la place que le père avait dans la famille et a fortiori, dans la société. Le mariage n’est plus le foyer protecteur, mais un cloître oppressif qui empêche la femme de se « réaliser », d’être pleinement elle-même, d’être libre enfin. Le père y perd ses prérogatives paternelle et maritale. La loi du 11 juillet 1975 va ainsi libéraliser le divorce en le rendant plus facile, plus accessible.

Cette première bombe va bouleverser le père, le mari : lui qui avait autrefois pour charge de préserver la femme et l’enfant de la précarité financière, d’incarner une autorité, voit sa fonction disparaître. De plus, on assiste à une disparition du mariage. Depuis cinquante ans, le nombre de mariages célébrés chaque année est en chute constante : 400 000 en 1970 contre 227 000 en 2019. [...]

Des poubelles érotiques en Suède

Le 10 juin, le CNN rapportait cette information pour le moins déroutante : la Suède a mis en place de nouvelles poubelles dans un but écologique. L’objectif est d’inciter les habitants à jeter leurs déchets à coup de messages sulfureux. Dans le quotidien suédois Sydsvenskan, Marie Persson, chef de section au service des routes de la ville, justifie cette « campagne de sensibilisation » en déclarant que « les phrases (programmées) font partie de l'objectif de la campagne, qui est d'inciter davantage de personnes à parler de la chose la plus sale qui soit : les dépôts sauvages, des déchets qui finissent dans nos rues, sur nos places et dans la mer ». Elle ajoute que ce projet est, selon elle, humoristique.

L’extrême gauche s’arrache les cheveux

Un certain nombre de médias d’extrême gauche se sont penchés sur le sujet, à commencer par Terrafemina. Le média reproche principalement à la poubelle d’être sexiste. Évidemment, quand une poubelle lance des « Oh, juste là, oui ! », « Mmh, merci... », « Un peu plus à gauche la prochaine fois » sur la place publique, l’image de la femme est effectivement dégradée. Mais ce n’est pas le principal argument de Terrafemina qui explique que cette poubelle est sexiste notamment parce qu’elle n’a pas son double à voix masculine. Ce constat est assez étrange pour un journal qui promeut, dans un article publié quelques mois auparavant, l’écoute d’un « album d’orgasmes ». Une sorte de féminisme à géométrie variable.[...]

L’Incorrect

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