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Affaire Balenciaga : faire la chasse à la pédophilie

Si l’Église est régulièrement pointée du doigt en la matière, la pédophilie gangrène en réalité la société toute entière, ainsi que l’affaire Balenciaga le démontre.

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© DR

Récemment, Mgr Éric de Moulins-Beaufort révélait qu’onze évêques ont été impliqués dans des affaires d’agressions sexuelles et de pédophilie. Et si certains conservent l’anonymat, le cardinal Jean-Pierre Ricard, ancien évêque de Bordeaux, a quant à lui avoué publiquement un comportement répréhensible sur une jeune fille, il y a 35 ans.

Que l’Église fasse du ménage dans ses rangs, cela est souhaitable. Qu’elle présente ses excuses aux victimes, cela est urgent. Mais l’Église ne peut pas seule porter l’opprobre. Il y a plus de quarante ans, la télé, le monde de la littérature et une certaine presse ont plus que largement contribué à une vraie banalisation sociale de la pédophilie.

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Rappelons les faits : Bernard Pivot gloussait grassement sur le plateau d’Apostrophes, quand Gabriel Matzneff, 54 ans, faisait le décompte de ses conquêtes sexuelles, toujours mineures et de préférence vierges. Seule Denise Bombardier aura assez de courage pour dénoncer. Ce même Bernard Pivot avait accueilli en 1982 les propos honteux de Daniel Cohn-Bendit, qui trouvait « merveilleux » qu’une enfant de 5 ans commence à le déshabiller.

Pour autant, rien n’a changé depuis quarante ans. Et si l’Église doit regarder la paille qui est dans son œil, plusieurs autres institutions, médias et entreprises doivent retirer la poutre qui est dans le leur.

Rappelons que Balenciaga vient de retirer sa campagne de publicité mettant en scène des enfants avec des nounours version BDSM. Leur sentiment d’impunité est total, comme l’hypocrisie de leurs excuses. Balenciaga annonce des actions juridiques contre les responsables du shooting, comme si ces photos étaient sorties de nulle part, comme si dans une entreprise de mode les campagnes visuelles n’étaient pas validées par la direction.

Cette tendance à sexualiser les enfants n’est pas nouvelle, il est vrai. Mais elle tend à s’accroître fortement

Cette tendance à sexualiser les enfants n’est pas nouvelle, il est vrai. Mais elle tend à s’accroître fortement. Faut-il lister le nombre de « féministes » ou de sites internet se déclarant comme tel, faisant la promotion de la sexualité infantile sous prétexte d’éduquer au consentement ? Konbini est le dernier en date, qui présentait à des enfants de 5 et 7 ans « le petit guide de la foufoune sexuelle ».

Si vous considérez qu’un enfant de 4, 5 ou même 11 ans est en capacité de poser un acte aussi complexe que celui de consentir (complexe parce qu’il nécessite un développement coordonné de l’intelligence et de la volonté, de capacités biologiques et psychologiques) alors vous pouvez d’ores et déjà le faire bûcher sur les fonctions à trois variables !

Il n’y a pas de sexualité infantile, excepté dans les fantasmes pervers et débridés de certains adultes. Et la première des libertés des enfants et jeunes adolescents n’est pas de « pouvoir découvrir leur corps » mais de vivre dans un environnement sain, loin des prédateurs pédophiles.

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Les adultes que nous sommes doivent systématiquement réagir à toute banalisation ou promotion de la pédophilie. Balenciaga vient d’en faire les frais et souhaitons que ça se chiffre en milliers, a minima.

Mais nous devons également marteler que l’expression « la sexualité des enfants » est nulle et non avenue. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, l’heure n’est plus à la simple analyse, il est à l’action intelligente, vigilante et systématique. Parce qu’à l’heure d’internet et des réseaux, les agressions sexuelles sur mineurs pourraient largement devenir la prochaine pandémie. Si tant est que ce ne soit pas déjà le cas.

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