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Afrique du Sud : comme un air d’apartheid

Refusant le principe de la nation arc-en-ciel, plusieurs villes sud-africaines telle Kleinfontein s’organisent sur le modèle de l’apartheid : rêvant d’un « volkstaat », les Afrikaners blancs y vivent entre eux.

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© Capture d'écran Youtube

Souvent considérée comme le dernier « village d'Astérix », Orania n’est pas la seule enclave strictement blanche dans la nation arc-en-ciel. Dans l’ancienne République du Transvaal, la ville de Kleinfontein entend maintenir son mode de vie afrikaner et résister aux changements imposés à une minorité qui a dirigé l'Afrique du Sud entre 1948 et 1994. Depuis trois décennies, pur produit de l’afrikanerdom, Jannie Groenewald est à la tête de cette ville qui répond à une seule devise : « Ons God, Ons volk, Ons land » (notre Dieu, notre peuple, notre terre).

L’aventure a commencé en 1992. Lorsqu’une ferme, à quelques kilomètres de Pretoria est mise en vente, Jannie Groenewald comprend très rapidement qu’il doit saisir sa chance et acheter le terrain. Sa décision n’a rien d’anodine et répond à la situation politique du moment. Tout indique que le système de ségrégation raciale, dans lequel la minorité blanche a toujours évolué, va bientôt tomber. L'histoire va lui donner raison. Bercé par les récits du Grand Trek – ce périple fondateur de la nation boer qui s’est déroulé au cours du XIXème siècle –, ce fermier va convaincre plusieurs familles de s’associer avec lui afin d’acquérir les terres aux alentours de cette exploitation mise dans l’œil de son viseur. En quatre ans, c’est une véritable ville qui se monte pour devenir un volkstaat à part entière.[...]

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