Skip to content

Alain Badiou, LE SEIGNEUR DES MAOS

Par

Publié le

14 novembre 2018

Partage

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1542201368672{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

Connu pour son engagement maoïste et sa défense inconditionnelle du communisme, Alain Badiou est aussi régulièrement accusé d’antisémitisme. À la différence de certains, il ne se repent de rien.

 

Dans un pays comme la France, peu porté, à l’inverse des États-Unis, et qu’on le regrette ou qu’on s’en félicite, à une liberté d’expression totale, on pourrait s’étonner de la latitude dont jouit un personnage tel qu’Alain Badiou : métaphysicien respecté, enseignant à l’École Normale, publié par des maisons d’éditions prestigieuses, il est un notable de la pensée française et aussi un des thuriféraires actuels, et depuis toujours, d’un des pires régimes que l’humanité ait jamais subis.

Alain Badiou donc s’affiche marxiste – pourquoi pas – de surcroît maoïste, et ne s’en repent guère, puisqu’au contraire il persiste jusque dans un entretien donné récemment aux Inrocks, qui ont quand même jugé préférable de se distancier des propos tenus par le vieux sage comme ils le signalent dans l’introduction de l’article. On les en félicite car nous aussi – puisque nous sommes paraît-il les Inrocks de droite – si nous avions donné la parole à Alain Soral par exemple, (autre marxiste notoire), nous aurions pris soin de nous dissocier de ses propos sur les juifs – pardon les « sionistes » – de son négationnisme rampant et de sa vision du monde délirante et débile ; seulement voilà, à L’Incorrect, on ne discute pas avec les fanatiques et les négationnistes de quelque bord qu’ils se trouvent pour la raison qu’on ne discute pas avec des escrocs…

 

Lire aussi : Cambodge, 2 millions de morts un détail

 

Car un escroc de l’histoire, un négationniste à bas bruit, c’est bel et bien ce que se trouve être Alain Badiou quand il arrondit le nombre de personnes assassinées durant la Révolution Culturelle à 700 000, laissant accroire en un consensus des historiens lorsque ceux-ci ajoutent au minimum 300 000 morts, voire un ou deux millions supplémentaires, sans compter les famines, ni parler des quelques dizaines de millions de morts supposés du Grand Bond en avant. Mais peu importe le bilan comptable, Badiou n’est pas boutiquier: sur une population d’un milliard d’habitants, au fond, ça n’est pas grand-chose – les victimes apprécieront…

 

Papy goulag n’a pas peur de la casse

 

Badiou, tel qu’en lui-même en 2018 – ni remords ni regrets, donc aucune excuse, et, à vrai dire, personne ne lui en demande vraiment. Le vieux roué inhibe, c’est un professeur respectable, un philosophe de génie diront certains, peut-être même le dernier grand comme l’écrit son ancien disciple, le philosophe Mehdi Belhaj Kacem qui en est pourtant revenu et qui en a donné quelques raisons pertinentes. Du reste, il a l’air sage, il ne s’énerve jamais, et c’est avec la placidité de celui qui sait sa cause la seule juste qu’il défend l’ineptie totalitaire. D’aucuns le rangeraient dans le camp du Bien, ce serait encore se tromper, car cela fait longtemps qu’en France, on a troqué la furie révolutionnaire contre le totalitarisme light des causes petit-bourgeoises, alors que Badiou c’est la Révolution en dur, la botte qui écrase ton visage de misérable oppresseur, et qui, sous prétexte qu’on ne doit pas renoncer à cuisiner l’omelette communiste, estime qu’il faut parfois casser quelques œufs – à hauteur de quelques millions minimum quand les œufs sont chinois.

Un escroc de l?histoire, un négationniste à bas bruit, c?est bel et bien ce que se trouve être Alain Badiou quand il arrondit le nombre de personnes assassinées durant de la Révolution Culturelle à 700000.

Attention cependant, Papy Goulag peut, de temps en temps, reconnaître quelques abus, des ratés dans les créneaux de la roue de l’histoire, mais loin de jeter le bébé avec l’eau du bain, il entend en faire une piscine, voire un océan. C’est que Badiou, comme tous les bons révolutionnaires, fussent ils des révolutionnaires en chambre, est d’airain; ni le doute ni l’hésitation ne l’étreignent. L’acier de l’idéologie lui donne cette force de conviction que nulle objection sensible ne saurait fendiller. D’une certaine façon, il force le respect, croire encore à quelque chose après l’horreur, si ça, ça n’est pas l’espérance avec un E majuscule, la beauté malgré l’horreur, un uniforme de la SS en somme.

 

Lire aussi : quand la gauche collaborait

 

Le badiolisme, finalement c’est la gueule de bois du gauchiste qui considère avec effroi la soirée de la veille où il s’est ridiculisé et dont il craint que des souvenirs honteux ne lui reviennent en flash et avec eux quelques conséquences néfastes. Badiou, c’est surtout le fêtard qui réclame l’after et qui tend ainsi à déculpabiliser ses camarades dégrisés; c’est le psychopathe de première catégorie que l’on trouve cool quand on a 18 ans et qui nous terrifie rétrospectivement, qui finit en taule pour avoir tué un type lors du fameux after où l’on a préféré ne pas se rendre, et que, normalement, on regrette d’avoir fréquenté. S’il ne se trouve pas sous les verrous ou qu’on traîne avec lui encore – même si on en a un peu peur – c’est qu’on n’a pas plus de 20 ans et qu’il s’agirait de grandir…

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest