Alexandra Dezzi : Obscure clarté

©Benjamin de Diesbach

De l’univers trash du groupe électro-rap Orties à la quête métaphysique de son premier roman Silence radieux (Éd. Léo Scheer), tout en étant la locataire de Michel Houellebecq, cette fille avait tout pour nous intriguer. Alexandra Dezzi a remisé « Orties » au placard. De fait, la jeune trentenaire qui nous reçoit à deux pas de la Madeleine n’a plus grand-chose à voir en apparence avec le personnage qu’elle entretenait sur scène. Calme et posée, la voix d’Alexandra Dezzi ne crache plus son dégoût du monde moderne et de ses contemporains, désormais elle l’écrit. Lorsque le duo « Orties » qu’elle formait avec sa sœur jumelle a pris fin, la jeune femme a donc tracé sa route en solo. Un épilogue qui a « accéléré le processus d’écriture. On écrit mieux face à soi-même », précise-t-elle. Renouer avec l’écriture, c’est renouer avec son premier choc artistique. Pour Alexandra, ce fut Albert Camus. Une étude de L’Étranger en cours de français plus précisément. Le Révolté partage avec Duras la paternité de sa vocation d’écrivain : fille de Duras et Camus, il lui fallut s’émanciper et c’est dans un studio parisien qu’elle entama sa carrière artistique. Un studio parisien dont le propriétaire était… Michel Houellebecq. Cela ne s’invente pas et cela pourrait paraître absurde. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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meynaud@lincorrect.org

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