Quel message vouliez-vous faire passer avec cette affiche ? Et vous attendiez-vous à ce qu’une plainte soit déposée ?
C’est en fait un signalement qui a été fait à la préfecture de police de Paris par SOS Racisme en juillet dernier. Sur l’affiche étaient représentés deux hommes en tenue maghrébine et subsaharienne en train de pourchasser une femme de style européen, le tout accompagné de la légende « Rapefugees not welcome » (mot « rape » et « refugee » en anglais, les « violeurs étrangers »). Nous voulions dénoncer les violences faites aux femmes à cause de l’immigration, du fait du choc culturel entre civilisations qui a lieu en France et plus largement en Europe. Ce sont les violeurs étrangers qui sont visés. Les étrangers qui ne violent pas ne sont évidemment pas concernés par notre message. Nous désignons par cette affiche uniquement ceux qui passent à l’acte. Par exemple, 63% des agressions dans les transports en commun sont faites par des étrangers, et ce pourcentage aurait pu être évité.
En ce qui concerne, la plainte, nous ne nous y attendions pas dans la mesure où nous sommes dans notre bon droit. Nous dénonçons aussi les violeurs européens, en les représentant avec leur couleur de peau blanche et leurs habits traditionnels. Nous avons simplement fait la même chose pour des étrangers. Il n’y a rien de raciste ou de discriminant, nos affiches sont juste factuelles. Si elles ne sont pas considérées comme telles, c’est que nous sommes dans un pays qui refuse que l’on décrive la réalité, ce qui est bien grave. Nous ne nous sentons pas dans l’illégalité.
Nous avons lancé un #Touchepasàmonvioleur, puisque par cette plainte, les antiracistes invisibilisent un certain nombre de crimes faits aux femmes
Comment comptez-vous réagir à cette plainte : des actions sont-elles prévues, ou votre défense sera-t-elle uniquement judiciaire ?
Nous attendrons la décision du magistrat en charge de l’affaire, puisque c’est cela qui impliquera une réaction ou non de notre part. Devons-nous faire du bruit ou rester discrètes ? Il est encore un peu tôt pour le dire. Cela peut être aussi bien classé sans suites que mener à une enquête. S’il s’avère que l’enquête n’aboutit pas à un non-lieu, nous réagirons juridiquement et médiatiquement. Dans tous les cas, SOS Racisme sera très vivement interpellé : nous l’avons déjà fait sur YouTube et sur nos différents réseaux sociaux. Nous avons même lancé un #Touchepasàmonvioleur, puisque par cette plainte, les antiracistes invisibilisent un certain nombre de crimes faits aux femmes. Nous sommes tenaces et nous ne les lâcherons pas.
Jeudi soir, le compte Instagram de votre collectif a été censuré, ce qui vous est arrivé sur Facebook l’an dernier. Est-ce lié à cette affiche en particulier ? Que cela nous dit-il du contrôle idéologique des GAFAM ?
Notre page Instagram a été suspendue mais pas encore supprimée. On ne sait pas exactement à quoi cela est dû, ni si c’est lié aux affiches. On se souvient par exemple que le compte d’Éric Zemmour avait été censuré, mais il s’est avéré que c’était une erreur. Pareillement, celui de Thaïs d’Escufon a été censuré maintes et maintes fois avant de lui être restitué. C’est probablement un flot de signalements qui mène à une enquête d’Instagram, mais ce peut aussi être une suppression définitive.
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Quant aux GAFAM, nous n’attendons plus rien d’eux. Nous savons que nous avons toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête, puisqu’ils contrôlent énormément les gens qui dénoncent l’immigration et les comportements de certaines minorités. On sait aussi qu’il y a une idéologie qui est propre aux GAFAM et que nous sommes, à ce titre, un peu sur la sellette. Je crois qu’il faut sérieusement se pencher sur d’autres réseaux sociaux qui sont totalement libres et dénués d’idéologie.
Les féministes de gauche ont fait le choix de la convergence des luttes. Cette nouvelle affaire ne nous dit-elle pas qu’il existe pour elles une hiérarchie entre ces luttes, que la cause des réfugiés leur importe plus que celle des femmes ? Défendre les femmes aujourd’hui suppose-t-il nécessairement de s’en prendre à cette idéologie dominante ?
Le problème du féminisme actuel est qu’il s’apparente plus à un combat d’extrême gauche qu’à une lutte en faveur des femmes. Rien que le fait de ne pas s’opposer à l’immigration témoigne d’un manque profond de réaction, et ce à cause de l’idéologie de gauche. Il y a une sur-représentation des étrangers dans les violences faites aux femmes – même s’ils ne sont évidemment pas les seuls responsables. Il y a des agressions qui auraient pu être évitées par un contrôle plus strict de l’immigration, mais on n’a jamais vu les féministes modernes s’y opposer. Cela fait notamment écho aux viols de Cologne, la nuit du 31 janvier 2016, soirée durant laquelle de très nombreuses Allemandes ont été victimes d’agressions sexuelles perpétrées par des immigrés. Mais personne n’ose le dénoncer, soit par idéologie, soit par peur d’être traité de raciste. Le problème de ce féminisme de gauche, c’est que le jour où une femme se fait agresser sexuellement, il ne faudra surtout pas qu’elle décrive son agresseur.
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Pour défendre les femmes, il faut ainsi s’attaquer à l’immigration et à l’islamisation du pays, s’attaquer aussi à la justice qui ne nous protège plus, puisque l’on sait que les plaintes pour agression sexuelle contre des mineurs isolés ne mènent à rien sinon à leur libération très rapide. On voit aussi qu’énormément de multirécidivistes sont relâchés et pas assez contrôlés après, et qu’ils réitèrent bien souvent leurs actes une fois libres. C’est en dénonçant tous ces faits que l’on fera progresser la cause des femmes. Être réellement féministe aujourd’hui, c’est être politiquement incorrect.





