Allemagne : Le couple Merkron, symbole d’une Europe fantasmée

Emmanuel Macron, attelé avec Merkel, s’entête à désirer plus d’Europe dans son sens bruxellois, c’est-à-dire à nier la volonté des peuples. Qui grondent toujours.

Depuis mai 2017, Emmanuel Macron attend le retour de la Chancelière. Ou plutôt, il s’impatiente. Le surlendemain des élections allemandes, il applaudit le score de la CDU malgré une perte de 65 sièges et l’entrée de l’AfD au Bundestag. Il refuse de reporter son discours et, en Sorbonne, il lance, triomphal, son grand projet : l’Europe fédérale. « L’Europe seule peut, en un mot, assurer une souveraineté réelle. » La technostructure bruxelloise vivote depuis que la « Constitution Giscard » a été rafistolée à Lisbonne fin 2007. Peu importe, Emmanuel Macron veut, pour commencer, un nouveau traité de l’Élysée pour le 22 janvier 2018, 55 ans après de Gaulle. Premier échec. Depuis septembre, Angela Merkel n’a pas avancé d’un pouce. Comme tous ses prédécesseurs depuis 1974, Emmanuel Macron persiste à croire que la France est notre passé et l’UE notre avenir. Depuis, la chimère est devenue cauchemar. On défait la France pour faire l’Europe allemande.

Les équipes du Président assument. Il s’agit précisément de peser sur les négociations allemandes et de pousser Merkel vers (…)

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