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Anselm Kiefer / Paul Celan : un dialogue par-delà la mort

Le plasticien allemand le plus célèbre au monde avec Gerhard Richter continue d’exploiter les traumas de l’Histoire pour les transmuer en art. C’est au miroir d’un authentique martyr de la Seconde Guerre Mondiale, le poète Paul Celan, que l’artiste néo-expressionniste multiplie cet hiver ses œuvres-monuments à admirer sur le Champ-de-Mars.

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© Goerges Poncet pour la Réunion des musées nationaux - Grand Palais
avoir investi le Grand Palais pour la Monumenta en 2007, il est à nouveau le premier artiste à occuper le Grand Palais éphémère situé au Champ-de-Mars, face à l‘École militaire, lieu idéal pour illustrer l’Histoire politique et poétique de l’Europe par ses conflits et ses décombres. Les Chutes d’étoiles faisaient déjà référence à Paul Celan. Aujourd’hui c’est un dialogue avec lui et pour lui qu’il propose. La scénographie est à la fois minimaliste et démesurée. Les toiles sont récentes et fixées sur roulettes comme des radiateurs Rothelec. L’exposition ressemble à un grand mémorial. La dramaturgie est tellement puissante qu’on a l’impression que l’oxygène même y est pensé. On a brûlé le paysage. Le phénix s’est renouvelé. Des résurrections traversent le champ de ruines. Des vêtements n’habilleront plus personne. On y trouve Madame de Staël couplée à des champignons. Les sens sont mêlés à l’intelligence. L’artiste puise dans les mythes pour exprimer ses émotions. Les signes trouvent vite leur matière. L’homme arrive enfin à se lier au monde. La carcasse est une relique. La cave est dans sa tête. Kiefer y est né, dans la cave d’un hôpital bombardé de Donaueschingen avant la fin de la guerre, en 1945. [...]
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