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Antoine Gallon : « L’agitation nauséabonde des opposants à la chasse à courre conduit à des dérives »

Le week-end dernier dans la forêt de Compiègne, la stèle funéraire d’un veneur a été vandalisée par des opposants à la chasse à courre. Directeur de la communication de la Société de Vénerie, Antoine Gallon condamne l’événement et s’inquiète de la recrudescence des discours haineux à l’encontre d’une discipline qui se veut sérieuse, éthique et écologique. Entretien.

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© DR

La stèle d’un ancien veneur en forêt de Compiègne a été profanée. Que s’est-il précisément passé ?

Ce jeune homme avait découvert la chasse à courre en Picardie, d’où il est originaire. Il était piqueux dans un équipage de vénerie, c’est-à-dire qu’il s’occupait à l’année des chiens d’un équipage. L’an passé, il est décédé prématurément à l’âge de 42 ans. Sa famille a ramené sa dépouille en Picardie et pour honorer sa mémoire, ses deux jeunes filles lui ont consacré une stèle très modeste dans la forêt de Compiègne. Dimanche ou en début de semaine, elles ont retrouvé cette stèle vandalisée, avec une croix gammée et un « veneur assassin ». Très clairement, les responsables sont des gens qui sont opposés à la chasse à courre. Rien pourtant n’indiquait sur la stèle qu’il était veneur, mais visiblement au courant, les opposants à la chasse à courre l’ont vandalisée.

Comment la famille a-t-elle réagi ? Envisage-t-elle des poursuites judiciaires ?

Mardi, j’ai eu la mère des deux filles au téléphone – ces filles qui ont déjà perdu leur père très jeunes. La famille est effondrée que des salopards aient piétiné, vandalisé la stèle. En ce qui concerne les poursuites, nous n’en avons pas parlé, mais qui poursuivre ? Une plainte contre X serait simplement classée sans suite et ne donnerait rien. Je le leur déconseille. [...]

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