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Arcade : rendre l’éternité au patrimoine délaissé

Pour eux, et à juste titre, le patrimoine est une affaire de transmission et de cœur: Augustin Latron et Amaury Gomart ont fondé Arcade, association qui rénove le patrimoine et tisse du lien social. Deux choses les animent: avoir une pelle à la main et donner une seconde vie aux vieilles pierres.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Quel déclic vous a poussé à monter cette association ?

Amaury Gomart?: C’était l’envie de créer un projet qui ait du sens. Amis de longue date, on en avait marre de refaire le monde autour d’une bonne bière. On voulait du concret et le patrimoine nous est venu à l’esprit. En voyant les églises de village fermées ou des propriétaires en galère, on a eu envie d’aider. Avec le virus, il fallait que cette démarche de rénovation du patrimoine s’accompagne d’un lien social. Nos amis nous ont accompagnés dans la rénovation d’une abbaye pendant l’été 2019. Cette expérience, sensationnelle, nous a poussés à créer Arcade trois mois plus tard.

Combien de jeunes travaillent pour Arcade ?

Augustin Latron?: Cette année, on compte vingt-et-un membres dans l’équipe, alors qu’au début nous n’étions que quatre ! Le profil est varié : des étudiants, des jeunes professionnels. Beaucoup travaillent ou étudient dans le secteur du patrimoine et de l’architecture. En tous les cas, ils sont tous des passionnés.

Vous avez évoqué l’importance du sens, du concret et de la transmission. Quelles sont les autres finalités de votre association ?

AG?: Au-delà de la rénovation du patrimoine, aller à la rencontre des Français qu’ils soient propriétaires ou habitants de la région. Le patrimoine est une porte d’entrée pour créer du lien.

AL?: Au début c’était juste de la restauration matérielle, la dimension humaine est venue par la suite. Il y a une forte volonté de pousser les jeunes, quel que soit leur milieu social, à rencontrer le patrimoine et les propriétaires. Les chantiers permettent un brassage de jeunes venant de tous horizons. Contre les divisions actuelles, il faut retrouver une unité. Cette association est aussi une forme d’engagement politique, sans pour autant que ce soit explicite, car elle permet aux jeunes de mieux connaître leur histoire à travers la pierre et de s’approprier leur patrimoine. […]

Le jeune a besoin de vivre quelque chose de charnel, surtout après le virus. Avoir une pelle à la main peut vraiment rendre heureux !

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