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Au service de la France

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Publié le

5 octobre 2018

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[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1538759537133{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]Paul-Marie Coûteaux est à l’image du Crillon où il nous reçoit : élégant et raffiné. Notre conversation sera entremêlée de nombreuses digressions politiques et historiques. Son histoire à lui commence à Paris, le 31 juillet 1956, où il voit le jour.

 

Installé à Bordeaux, il y fait ses humanités, passe son bac à Paris, et revient étudier dans la cité girondine à Sciences Po. Intégrant l’ENA en 1978, il commence par militer au PS, précisément au CERES de Chevènement, par « antiaméricanisme ». C’est par hasard qu’il découvre André Malraux, puis de fil en aiguille de Gaulle. C’est une révélation. Naturellement et farouchement attaché à l’indépendance et à la grandeur de la France, le jeune Paul-Marie trouve là ses maîtres : « Je suis tombé dans un romantisme gaullo-malrucien à vingt ans ». Il rompt avec le PS, mais pas avec Chevènement et, poussé par Michel Jobert – ministre des Affaires Étrangères de Pompidou – il décide de faire de la politique. Mais à sa manière. C’est-à dire en écrivant. Il devient la plume de Jobert, jusqu’à ce que celui-ci démissionne en 1983. Puis à partir de 1988, de Chevènement, lorsque le « Che » est nommé à la défense par Rocard. Il le précèdera de huit jours dans sa démission en 1991 lors de la guerre du Golfe, « un épisode sinistre ». Il ne participe pas à la campagne du « Non » au traité de Maastricht l’année suivante, et ce bien qu’il ait rencontré Philippe Séguin en 1991.

 

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En effet, il est recruté par le nouveau Secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros Ghali, pour, toujours, lui servir de plume. Coûteaux rentre de New-York en 1993, lorsque, à l’occasion des législatives, Philippe Séguin accède au Perchoir. Naturellement, il devient sa plume et écrira ses discours jusqu’à la dissolution de 1997. Il se rapproche de Philippe de Villiers et sera élu député européen en 1999 sur la liste que le Vendéen mène avec Pasqua. À côté de ses activités politiques, il commence à enseigner les relations internationales européennes à Paris VIII, et publie L’Europe vers la guerre. En 2002, il participe à la campagne de Chevènement pour la présidentielle. Au second tour, il refuse de choisir entre Chirac et Le Pen : « J’ai détesté la semaine de la haine pendant l’entre-deux-tours ». Il participe très activement à la campagne du « Non » au TCE lors du référendum de mai 2005. Il commence à s’intéresser à Marine Le Pen, qui est en pleine ascension au FN, finit par la rencontrer et met immédiatement son volumineux carnet d’adresse à sa disposition. C’est en 2009, lors d’un dîner où Coûteaux joue les entremetteurs entre Le Pen et l’éditeur Pierre Guillaume de Roux, qu’inopinément un jeune énarque chevènementiste réussit à se faire inviter. Entre Florian Philippot et Marine Le Pen, « le coup de foudre est immédiat », dixit son initiateur involontaire, et surtout repenti…

 

«Le plus important, c’est la souveraineté culturelle et identitaire. C’est ce que n’ont pas compris les souverainistes de gauche.» Paul-Marie Coûteaux

 

Coûteaux travaille jusqu’en 2014 avec le FN, tout en dirigeant le SIEL, petit parti associé au Rassemblement Bleu Marine. Il finit cependant par se brouiller avec Marine Le Pen. Défenseur acharné de l’union des droites, il participe discrètement à la campagne de Fillon en 2017, à qui, fidèle à ses habitudes, il écrit quelques discours. Il réussit même à mettre dans la bouche de Marine Le Pen un texte déjà prononcé par Fillon. Coûteaux jette un regard lucide sur ce long parcours de défense de la souveraineté de la France : « Le plus important, c’est la souveraineté culturelle et identitaire. C’est ce que n’ont pas compris les souverainistes de gauche. L’union des républicains des deux rives est une chimère, seul le rassemblement de la droite permettra de sortir la France de l’impasse ».

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