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Blanche Streb : vitale

À un certain stade, la souffrance n’est plus quantifiable. Elle n’est plus qu’un bloc, monolithique, lisse, sans aspérité à quoi se raccrocher. Dans certains passages d’Éclats de vie, le livre de Blanche Streb, ce bloc paraît si écrasant que l’espoir en devient humainement absurde voire uniquement dangereux. C’est alors qu’il devient l’Espérance. Comment la vie d’une jeune fille très sage, épanouie dans son travail et dans son couple, a-t-elle pu atteindre de tels sommets de douleurs ?

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Blanche Streb naît dans une famille alsacienne, d’un père ingénieur et d’une mère au foyer. Une famille aimante, qui grandit sous une ombre héroïque. Quelques générations plus tôt, des résistants ont été déportés par la Gestapo. Même s’il n’en est pas question à chaque repas, cet honneur oblige, et Blanche Streb lui attribue une part de sa préoccupation pour l’eugénisme. Elle avait déjà franchi la ligne bleue des Vosges pour faire son Lycée à Épinal, la voici à Nancy pour ses études. À l’époque, la faculté de pharmacie était une filière autonome, menant au domaine médical mais aussi à une filière industrielle. « Puisque j’avais des capacités, du temps devant moi, et parce que ma mère m’y poussait, je m’y suis investie avec passion ». Lors de l’année de spécialisation, elle doit choisir une autre faculté. À Lyon, des industriels proposent des emplois en apprentissage : la perspective de ...
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