BOHÈME 2018 par Patrick Eudeline – 1/2

© Benjamin de Diesbach

La fin du monde est pour 2030, d’Yves Cochet aux services secrets, en passant par la global footprint américaine, le National Intelligence Council et j’en passe, tout le monde semble à peu près d’accord. Et il ne s’agit pas là, de prophéties mayas, de divagations à la Paco Rabanne ou prophéties façon Bugarach ou Nostradamus. Non, il est trop tard.

Il était encore temps de faire quelque chose aux temps heureux d’Alain Dumont, Soleil Vert ou des hippies. Mais, « Accord de Paris » ou pas, le glas est désormais sonné. L’Anthropocène, l’Âge de l’Homme, ce moment où l’action de ce dernier sur la planète Terre est devenue si dévastatrice que les dommages sont irréversibles. Famines, désastres et catastrophes écologiques, surpopulation, épidémies, fin des ressources naturelles, tout cela entraînant la disparition de la moitié de l’humanité dans un monde où sont réapparues les dictatures. Le tableau est digne de saint Jean. L’Apocalypse. L’Armageddon!

Tout se passe comme si le monde se raidissait, frileux, pour éviter cet insupportable destin. En fait, à mes yeux, nous entrons en aveugles dans un curieux Moyen Âge gouverné par les machines et la dictature informatique, fliqués, tracés, apeurés. Et comment dire ? L’Art, là-dedans? Oui, l’Art, ce cri dans la nuit. L’Art qui fait tenir les hommes debout. L’Art. Quand une chanson pouvait changer le monde. Si. Avoir grandi en hurlant, même sous la douche, « Je ne suis le fils de personne », « Je ne suis pas comme les autres », « Je ne peux obtenir satisfaction » ou « Tout ce dont nous avons besoin c’est d’amour », n’a pas été anodin. Féminisme, libération des mœurs, luttes sociales, individualisme triomphant, la génération d’après-guerre a changé le monde. Avant le choc en retour, le (…)

Journaliste et écrivain

peudeline@lincorrect.org

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