Bohemian Rhapsody : L’ASSOMPTION DE FREDDIE MERCURY

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Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de son chanteur emblématique Freddie Mercury, du succès fulgurant du groupe au risque d’implosion où l’entraînent les excès du leader, jusqu’à son retour triomphal lors du concert Live Aid. Un biografilm exaltant. Le cinéma américain aime le biografilm – qu’il appelle « biopic ». Genre de prédilection de producteurs en quête de recette après les dérapages financiers du Nouvel Hollywood, prisé par les acteurs et primé par le public, permettant d’évoquer autant les domaines politique, historique ou sportif, il se trouve massivement investi par le champ musical depuis une dizaine d’années, et cela non sans réussites. Dans une facture classique pour raconter Johnny Cash (Walk The Line), Ray Charles (Ray), The Four Seasons (Jersey Boys) ou The Beach Boys (Love & Mercy), à la manière expérimentale pour dire Bob Dylan (I’m not there), confinant au trip sous acide en mémoire de Kurt Cobain (Last Days), le biografilm musical alterne les styles au gré des cinéastes, mais maintient les phases d’un type d’hagiographie moderne : enfance blessée, conquête de la gloire et couronnement d’une figure morale. Si Bryan Singer est bien crédité au générique en tant que réalisateur, son renvoi en cours de tournage (friction avec son acteur et suspicion de scandale sexuel) et l’invisibilité de son style confirment que Bohemian Rhapsody est davantage l’œuvre d’un producteur que celle d’un cinéaste, ce qui n’augurait rien de bon, et pourtant (...) A découvrir dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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adewatrigant@lincorrect.org

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