Brain Dead : LE PROGRÈS REND IDIOT

© Twentieth Century Fox France

L’imbécile est l’avenir de l’Homme. Ce n’est pas une prédiction, c’est un fait avéré, et l’école n’est pas seule responsable.

 

Après la fusillade inexplicable de Las Vegas en octobre 2017, qui fit 58 morts et plus de 500 blessés, Donald Trump réagit ainsi: « acte of pure evil. » Le « Mal », version chrétienne de la « violence contemporaine » de Macron: c’est vague et bien pratique. Les « tueries de masse » se multiplient depuis les années quatrevingt-dix, chez eux mais aussi en Europe, en Allemagne, en Finlande, en France (Richard Durn), en dehors des attentats islamistes qui ont une origine bien claire. La faute aux armes? Pas nouveau. Les cowboys s’en sont très bien servis pour exterminer les Indiens, mais tout laisse croire qu’au cours du XXIe siècle ils vont finir par s’exterminer entre eux. Car le vrai problème ce ne sont pas les armes, mais ceux qui les tiennent.

 

C’est un peu le sujet de la grosse comédie américaine Idiocracy, sortie il y a douze ans au cinéma. En 2500, notre civilisation est devenue complètement stupide, les hommes végètent au milieu de robots inutiles et de montagnes de déchets. Plus rien ne pousse depuis qu’un industriel a imposé l’arrosage avec une boisson énergétique… Quelques images de ce film ouvrent le documentaire scientifique et beaucoup moins drôle de Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman, intitulé Demain, tous crétins ? diffusé sur Arte fin 2017. La question est la suivante : pourquoi, alors que le QI des Occidentaux augmentait doucement jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, s’est-il mis à régresser significativement ?

 

Points de QI contre points de croissance ?

 

Aux États-Unis, en Finlande, en France, ce phénomène s’accompagne du développement chez les enfants de l’autisme, de la baisse de l’attention et de l’hyperactivité. Des scientifiques témoignent, atterrés par leur découverte : « Nous devenons de plus en plus stupides et cela ne va pas s’arrêter. La civilisation risque d’aller en sens inverse. » Leurs études pointent un déficit d’iode chez les femmes enceintes, qui joue un rôle crucial dans la création des hormones thyroïdiennes nécessaires au développement du cerveau.

Pire, ce déficit est aggravé par des molé- cules chimiques qui remplacent l’iode et dérèglent les hormones. On les trouve partout: dans le PCB (plastiques, peinture), dans les retardateurs de flamme (matelas, canapés, pyjamas des petits Américains…), et bien sûr dans les pesticides et autres perturbateurs endocriniens. « Nous baignons dans une soupe chimique », se désolent les scientifiques, comme Barbara Demeneix, alertant qui Bruxelles, qui les États américains. Mais ces lanceurs d’alerte ont semble-t-il moins de poids que les lobbies industriels… Points de QI contre points de croissance. Puisque le langage de l’argent est le seul compris par notre civilisation capitaliste (déjà un signe d’idiotie), un scientifique est allé jusqu’à démontrer l’impact de la baisse du QI sur la productivité…

Le plus grand moraliste français de notre temps, Baudouin de Bodinat, a lui aussi décrit ce phénomène dans Au fond de la couche gazeuse : le « progrès » technico-chimique provoque une mutation anthropologique. La chimie, mais aussi les ondes qui nous traversent en permanence, nous transforment lentement en zombies apathiques ou hyperactifs. Ainsi peut-être, de la grosse « fatigue » de notre loser américain qui commande sur internet un fusil d’assaut et s’en va mitrailler ses congénères. Parce que la vie moderne est devenue toxique, parce que nous devenons bêtes à manger du foin, consommateurs abrutis prenant toutes les vessies pour des lanternes magiques.

C’est ainsi qu’une civilisation se suicide, malgré les avertissements de scientifiques indépendants. « À quels enfants allonsnous laisser le monde? », demandait déjà Jaime Semprun en 1997 dans L’Abîme se repeuple.

 

.

clahire@lincorrect.org

Publier votre commentaire

Pin It on Pinterest

Share This