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Cédric Delapierre (RN) : « L’action budgétaire de Carole Delga se définit en trois mots : inefficacité, saupoudrage et utopie »

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Publié le

16 décembre 2022

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Cédric Delapierre est conseiller régional RN d’Occitanie et conseiller municipal de Sète (Hérault). Il réagit pour L’Incorrect après son intervention en séance prononcée ce matin à Montpellier lors du débat budgétaire régional 2023 où il a renvoyé dos à dos la présidente Carole Delga (PS) et l’opposition LR, dont le groupe régional présidé par Aurélien Pradié vient d’exploser. Le budget prévisionnel de la région Occitanie se monte à 3,7 milliards d’euros.
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Vous critiquez le projet de budget 2023 examiné aujourd’hui par le conseil régional d’Occitanie. Quels sont vos angles d’attaque face aux propositions de Carole Delga ?

Il faut toujours chercher le bon côté des choses, mais c’est plus compliqué quand il n’y en a pas. Ces mesures relèvent de l’autosatisfaction de la majorité socialo-communiste, avec une technique de saupoudrage. En réalité, elle souhaite aller partout mais à la fin ne va nulle part. C’est comme si le train de Carole Delga était resté en gare ou tout simplement était en grève.

À chaque débat budgétaire, depuis qu’elle est élue, on a l’impression d’entendre la même chose. C’est un jour sans fin ! Comme je l’ai rappelé lors du débat d’orientation budgétaire, nous entrons en Occitanie dans un nouveau cycle, celui de l’austérité à la mode Delga ! On peut définir son action budgétaire par trois mots : inefficacité, saupoudrage et utopie.

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Nous avons voulu être une force de proposition, c’est pour cela que le groupe du Rassemblement national a déposé 24 amendements pour permettre une économie de 54 millions d’euros. Mais aujourd’hui, j’ai vraiment l’impression que Carole Delga prépare son décollage pour devenir, après Anne Hidalgo, la nouvelle reine des socialistes.

 La ville de Montpellier lance un « conseil des étrangers ». Que vous inspire cette nouvelle instance de « démocratie participative » ?

La majorité socialiste de Montpellier vient de créer un nouveau comité Théodule qui ne sert à rien, seulement à faire de la politique. L’objectif réel de cette structure est de promouvoir le vote des étrangers extra-européens aux élections locales. Évidemment, je suis totalement contre. Ces structures ne servent qu’à faire disparaître notre pays dans une idéologie mondialiste.

Élu municipal sétois, ville portuaire, que pensez-vous de l’action controversée de l’association « SOS Méditerranée » et du soutien que lui apportent des élus de droite comme de gauche ?

Ce type d’organisation est fait des bateaux-taxis de clandestins et notre pays ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Il faut arrêter de fermer les yeux sur cette mascarade soutenue par la gauche et une partie des LR. Je suis totalement opposé au soutien apporté par les collectivités à cette association. Au Conseil régional d’Occitanie, seul le Rassemblement national s’oppose aux subventions à l’intention de SOS Méditerranée.

« J’ai quitté les Républicains car ils avaient perdu leur âme, leurs convictions et les valeurs de la droite »


Cédric Delapierre

Vous avez frôlé l’élection dans votre circonscription législative de l’Hérault au mois de juin. Quelles remontées enregistrez-vous depuis sur le terrain ?

 Oui, il m’a manqué seulement 458 voix, mais c’est le jeu de la démocratie. Il s’agit d’un résultat prometteur pour les années à venir. Je reste, avec mes militants, présent sur le terrain, et nous relayons les actions du groupe RN à l’Assemblée nationale que préside Marine Le Pen. Je remarque que nous ne voyons que très rarement le député LFI : il est apparu avant les élections et maintenant, c’est un fantôme.

Vous avez quitté Les Républicains l’an dernier pour adhérer au RN. Au lendemain de l’élection d’Eric Ciotti à la présidence des LR regrettez-vous votre choix ?

J’ai quitté les Républicains car ils avaient perdu leur âme, leurs convictions et les valeurs de la droite. Jean-Paul Garraud m’avait proposé de rejoindre sa liste et le Rassemblement national : avec le recul, j’aurais dû le faire bien plus tôt. J’ai retrouvé les valeurs d’une droite populaire et sociale.

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En ce qui concerne Éric Ciotti, il ne fera rien, juste préparer la liquidation des Républicains. Il ne faut oublier que son vote aux dernières élections régionales confirme mes propos. Il a préféré soutenir le candidat d’Emmanuel Macron plutôt que de soutenir la candidature de Thierry Mariani. Ciotti ne sera à la fin que le marchepied de Macron.

En Occitanie, c’est pareil avec Aurélien Pradié, le petit pharaon des LR qui vient de voir son groupe à la Région exploser. Les Républicains sont en train de mettre la clef sous la porte et on assiste à une recomposition des forces politiques en présence. La solution pour la droite est simple : soit ils rejoignent avec conviction le Rassemblement national afin de préparer l’alternance dont notre pays a besoin, soit ils vont se diluer dans la macronie.

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