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Rien ne sera plus jamais comme avant. Rien n’est déjà plus comme avant. C’est certain, et chacun l’a évidemment constaté. À quand remonte le dernier événement qui concerna chaque Français, du plus jeune au plus vieux, du plus maigre au plus gros, du plus riche au plus pauvre ?

 

Certainement à la Libération et à sa cause, la grande débâcle de mai 40. C’est dire si, nous autres générations sorties de l’histoire, et à peine y entrées sur la pointe des pieds les 11 septembre et 13 novembre, n’avions guère l’habitude de ces grandes décisions, de ces lourds coups du sort, et en sommes demeurées stupéfaites. Quoi ? Quelque chose pouvait nous échapper, pour de vrai, ailleurs que dans nos livres d’anticipation ou dans nos séries catastrophes ? Quoi ? Il se pouvait qu’une loi du bien commun passât par-dessus nos sacrés droits individuels et les réduisît à néant, le temps que l’humanité se sauve elle-même ?

 

Lire aussi : PODCAST #6 Maître Pandelon, l’avocat des caïds nous parle du nouveau grand banditisme

 

Voilà le premier enseignement que nous tirons de cette épidémie. Enseignement subi, certes, dont il conviendra de tirer les leçons nécessaires et de changer, autant que se peut ce qui est en notre pouvoir, par exemple cette forme de mondialisation qui nous a fait tant de mal. Mais sans jamais sombrer non plus dans un fatalisme, comme si c’était un bonne punition qui fondait sur nous. Deux écueils à éviter en l’occurrence : croire que nous pouvons tout; croire que nous ne pouvons rien.

En vérité, Jésus l’avait déjà dit il y a 2000 ans: « À ce moment, des gens qui se trouvaient là rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit: « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis: pas du tout! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis: pas du tout! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » (Lc, 13, 1-6)

 

Deux écueils à éviter en l’occurrence : croire que nous pouvons tout ; croire que nous ne pouvons rien.

 

De ces mots qui en d’autres circonstance nous peuvent sembler obscurs ou absurdes, en apparence contradictoires, nous pouvons aujourd’hui tirer la leçon: non l’humanité ne mérite pas de périr parce qu’elle aurait été méchante ; et non, nous ne pouvons demeurer tels qu’avant.

Plutôt que de vous fixer sur la cause, manière de fabriquer aisément des boucs-émissaires, changeons. Et le faux nouveau monde risque d’en pâtir. C’est tant mieux.

 

Jacques de Guillebon

 
 
 

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