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Chine : la fin de l’enfant unique

Après quarante ans de planification familiale ultra répressive, la Chine vient finalement d’autoriser tous les couples à avoir trois enfants. Il était temps. Car les conséquences de la politique de l’enfant unique, sont vertigineuses.

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Face à l’effondrement démographique auquel elle est confrontée depuis les années 90, la Chine était revenue progressivement sur le dogme de l’enfant unique en autorisant les couples de paysans à avoir un deuxième enfant si le premier était une fille. Mais cet allègement n’avait permis d’enrayer ni la chute démographique, ni la disparition des femmes.

Déclin démographique

En 1979, le gouvernement chinois, préoccupé par la croissance trop rapide de sa population, décide de mettre en place la politique « de l’enfant unique ». Cette loi interdit aux couples chinois d’avoir plus d’un enfant. Ce planning familial de masse qui a pris fin en 2015, a eu des conséquences effroyables en termes de violations des droits humains : des centaines de millions d’avortements forcés, même à 8 ou 9 mois de grossesse, sur dénonciation, des enlèvements suivis de tortures, des stérilisation forcées, et la traque des couples contrevenants à la règle. Des récits atroces d’hommes torturés jusqu’à ce qu’ils avouent où se trouve leur épouse enceinte de 7, 8, parfois 9 mois, et qui sera avortée de force une fois retrouvée. Les chiffres officiels du ministère de la Santé chinois font état de 281 millions d’avortements et 516 millions d’opérations de pose de contraceptifs et de stérilisation.

Les couples aisés qui décidaient d’avoir un deuxième enfant, pouvaient payer une amende de plusieurs milliers de dollars pour échapper à l’avortement. Mais la sanction prévoyait également la perte de leur emploi. Durant 30 ans, les couples contrevenants sont traqués par l’armée des 500 000 fonctionnaires et de leurs supplétifs du planning familial. Les sanctions varient selon les régions. Dans les plus pauvres, les amendes sont privilégiées car principale source de revenus de l’administration locale. Et quand les besoins financiers des administrations sont moindres, on passe à l’avortement forcé. [...]

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