Amoncellement d’images sans rime ni raison, le dernier film de Bertrand Bonello est un décalque d’art contemporain qui tente l’humour pour la première fois. Débutant par un court-métrage compassé où le réalisateur s’adresse à sa fille sur fond d’agrandissements de plans de Nocturama (son avant-dernier film), Coma enchaîne sur tout et rien : le malaise adolescent par temps de COVID, l’extension du rêve dans les mondes virtuels, une sitcom avec poupées Barbie doublée par des stars (Garrel, Ulliel, Demoustier), un dessin animé foireux, et – seul segment à peu près fonctionnel – les conseils en développement personnel d’une Youtubeuse pince-sans-rire (Julia Faure, parfaite).
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Conçu pendant le confinement et capitalisant sur cette nouveauté, le film semble pourtant nous parvenir d’un siècle lointain où tout serait assommant. Prenez le fameux mème de Valérie Pécresse sur le métavers, étendez-le sur 1 h 20 avec du Deleuze, des serial-killers, etc; il n’y a plus, en effet, qu’à tomber dans le Coma.
en salles le 16 novembre





