En Roumanie, une novice de 19 ans quitte en cachette son monastère pour régler une affaire urgente en ville. Le soir même, sur le chemin du retour, elle est violée et battue à mort. Marius, l’inspecteur de police en charge de l’enquête, est déterminé à résoudre l’énigme par tous les moyens. Au-delà d’un film policier, Bogdan Apetri nous livre avec Dédales un long-métrage profondément chrétien. L’accent n’est pas mis sur l’enquête mais sur le rapport des personnages à la transcendance et au mal, notamment dans des longues scènes de dialogues qui ne ralentissent pas pour autant le rythme.
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La réalisation, toute en subtilité, suggère plus qu’elle ne montre et sait prendre au sérieux l’intelligence du spectateur. Par ailleurs, on appréciera un savant mélange d’instants de grâce poétique et de noirceur totale, notamment par un travail méticuleux sur la bande originale. Un film délicat et profond, qui met en scène avec une grande justesse le conflit entre l’ordre des hommes et celui de Dieu, et opte pour ce dernier dans un renversement final bouleversant.
Dédales (1h58) de Bogdan George Apetri, avec Ioana Bugarin, Emanuel Parvu, Cezar Antal, en salles le 20 juillet





