Dans une ville européenne brumeuse et à canal, un homme sans qualité s’occupe d’une enfant atteinte d’un handicap dentaire pour le compte d’un tiers. Mais un soir d’ivresse, il commet un geste irréparable…Tirant son baroque millimétré vers le frigidaire, Earwig donne d’abord l’impression du Spider de Cronenberg en résidence surveillée chez Caro et Jeunet. Une photo saumâtre à la Darius Khondji en rajoute dans le « formolisme », tout comme l’anglais parlé par des acteurs qui semblent tous avoir fait roumain première langue.
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Le film heureusement goûte peu les dialogues, préférant une bande-son extrêmement travaillée, presque hallucinatoire comme le thème aux ondes Martenot composé par Augustin Viard. Si les deux premiers tiers de son film agacent par leur prétention de bibelot bizarre, Lucile Hadzihalilovic parvient dans le dernier à nouer tous les fils qui sous-tendent ce conte cruel entre Bove et Jean Ray. Evoquant un Munch carnivore, le final fait quand même son petit effet.
Earwig de Lucile Hadzihalilovic, avec Paul Hilton, Alex Lawther et Romane Hemelaers, en salles le 18 janvier





