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[Cinéma] Firestarter : navet braisé

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Publié le

6 juin 2022

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Keith Thomas signe un remake de Firestarter, le bestseller de Stephen King, mais semble avoir oublié que la puissance d’un film ne se mesure pas à la puissance de son héros.
firefighter

Quel intérêt de faire un remake de Firestarter, le bestseller de Stephen King ? Le quatrième roman de l’écrivain américain en jetait peut-être aux débuts des années 80, notamment par ses accents complotistes, mais après la franchise X-Men et le récent (et d’ailleurs médiocre) Midnight special de Jeff Nichols, la nécessité ne saute pas aux yeux. Et elle ne s’impose certes pas après, tant le film de Keith Thomas ressemble à un fond de tiroir avec ses effets spéciaux plus proches du Z que de la série B.

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Au mieux (ou au pire), Firestarter fait penser à du Michael Mann à bout de souffle à qui l’on aurait demandé de réaliser un épisode de X-Files, la musique co-signée par John Carpenter ajoutant une touche « à la manière de ». Deux seuls moments surnagent, de pur mauvais esprit : un chat carbonisé, et une réplique jouée au premier degré, bien qu’écrite au second : « Vous me dites que je ne peux pas avoir confiance en la télé ? »


Firestarter (1h34), de Keith Thomas, avec Zac Efron, Ryan Kiera Armstrong, Sydney Lemmon, en salles depuis le 1er juin

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