Plus sa filmographie progresse, plus Quentin Dupieux proclame le triomphe du pitch sur tout le reste. Si ce n’est que la seule astuce d’Incroyable mais vrai est de ne le dévoiler qu’au dernier tiers du film. Dans une France pas tout à fait France, aujourd’hui mais hier, deux couples façon Blier plongés dans du Bunuel s’échangent leurs problématiques : maison à faille temporelle, appendice électronique. Et quoi d’autre ? Rien sinon un virage vers la fable morale à l’avant-dernier acte en accéléré, bonjour Orange Mécanique.
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Sommés de laisser l’inquiétude au vestiaire, les acteurs se raccrochent à d’insupportables dialogues vulgos-relâchés. Tout ce qui pourrait naître d’impromptu et de surprenant est combattu par une ligne claire cynique et bébête. C’est la fête à Neuneu des ellipses sur fond de synthé vintage. L’absence de développement devient un développement en soi et le programme d’un cinéma qui ne vise que la connivence. Objectif dérision, terminus dérisoire.
Incroyable mais vrai (1h14), de Quentin Dupieux, avec Léa Drucker, Alain Chabat, Benoît Magimel, en salles le 15 juin





