Triller féministe en mode télévisuel augmenté, La Nuit du 12 essaie de faire rimer angoisse avec De Haas. Qui a tué Clara Royer, jeune fille « pas compliquée », brûlée vive à Twin-Peaks-sur-Isère ? Cinéaste sous-lynchien, Dominik Moll lorgne aussi, avec La Nuit du 12, du côté de Memories of murder de Bong Joon Ho en autrement plus sage et banal. Sur la sellette de cette histoire inspirée de faits réels : la gent masculine, car si la victime aimait tous les hommes (sauf Édouard Balladur, et encore…), c’est forcément tous les hommes qui l’ont tuée.
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Ce salmigondis est énoncé par l’inspecteur de la PJ à la juge qui ouvre l’enquête à la voix chevrotante (attention : femme blessée). Juste avant, tous les visages des suspects se seront surimprimés au sien, pauvre flic obsessionnel forcément puceau (sa sexualité se réduit à monter son vélo sur piste). Le redoublement pataud de la mise en scène par le dialogue indique bien l’emprise Politburo d’une idéologie à laquelle on ne croit pas, mais qui rapporte. D’excellents seconds rôles (Pierre Lottin et Camille Rutherford, notamment) sauvent malgré tout quelques scènes.
La nuit du 12 (1h54), de Dominik Moll, avec Bastien Bouillon, Bouli Lanners, Théo Cholbi, en salles le 13 juillet.





