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[Cinéma] Le cours de la vie : trop engagé

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Publié le

10 mai 2023

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Frédéric Sojcher gâche l’oeuvre qu’il nous propose ici par ce poison que l’on appelle l’idéologie woke. Entre homosexualité et rejet de l’homme hétérosexuel de plus de 50 ans, Le cours de la vie n’avait pas vocation à être aussi engagé.
cine?

Noémie, scénariste de talent dans la cinquantaine, est invitée par son amour de jeunesse à donner une conférence sur l’écriture dans l’école de cinéma qu’il dirige. Une odeur persistante d’idéologie pourrit ce long-métrage qui disposait pourtant de quelques arguments pour nous charmer. L’homosexualité est partout, les femmes sont idéalisées, les hommes la plupart du temps d’une faiblesse proprement dégoûtante, et certaines scènes consacrées à un personnage non-binaire relèvent presque du tract.

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C’est dommage, car le film parvient à communiquer sa passion de l’écriture scénaristique à travers un choix de mise en scène osé, comme de consacrer l’essentiel du long-métrage à un cours magistral, permettant de briller à une Agnès Jaoui très impliquée. Le désavantage de cette approche, c’est qu’elle pousse à tellement parler de cinéma qu’à la fin, on oublie d’en faire. Le cours de la vie a beau installer quelques thèmes très fertiles, comme ceux de la nostalgie et de la perte, il les exploite insuffisamment.


LE COURS DE LA VIE (1h29), de FRÉDÉRIC SOJCHER, avec Agnès Jaoui, Jonathan Zaccaï, Géraldine Nakache, en salles le 10 mai.


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