Dans Le Challat de Tunis, son premier et meilleur film, Kaouther Ben Hania se jouait des frontières entre fiction et réalité en documentant les faits supposés d’un criminel qui lacérait les fesses des femmes court vêtues. Les Filles d’Olfa relève d’un dispositif plus apparent encore puisque l’histoire des dites – belles comme le jour – et de leur mère est racontée par les concernées, secondées par plusieurs actrices figurant les sœurs absentes « dévorées par le loup » et une doublure d’Olfa pour les scènes émotionnellement trop dures.
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Le film témoigne de la reproduction des violences entre mères et filles avec une franchise sidérante: on voit comment les premières sont les agents véritablement actifs du patriarcat musulman, à côté duquel le prétendu nôtre apparait comme une vaste blague. Passionnant à plus d’un titre, Les Filles d’Olfa aboutit à une saturation d’horreurs et de malheur qui rappelle les mélos cruels d’Arturo Ripstein et peut finir par lasser à terme comme un docu-drame un peu trop épicé.
LES FILLES D’OLFA (1h50), de KAOUTHER BEN HANIA, documentaire, en salles le 5 juillet.





