Skip to content

[Cinéma] Mon Amour : l’amour des confins

Par

Publié le

15 juin 2022

Partage

Dans son documentaire Mon Amour, David Teboul fait dialoguer sa propre histoire avec celle de paysans sibériens pour construire un vrai discours sur l’amour.
mon amour

Un réalisateur homosexuel perd son « compagnon », suicidé. Déprimé, il part filmer des paysans sibériens et les interroge sur leur vision de l’amour. Ça pourrait être du Emmanuel Carrère, c’est du David Teboul, réalisateur de documentaires pour la télévision. Moralement, le procédé peut interpeller : pourquoi des petits bourgeois nombrilistes parisiens iraient scruter leurs propres abîmes par peuples autochtones interposés ? Pourtant, Teboul fait mouche. En faisant dialoguer sa propre histoire avec celle des autres, il construit un vrai discours sur l’amour et sa part forcément fictive, auto-fictive, racontée.

Lire aussi : [Cinéma] Incroyable mais vrai : dérisoire

Teboul a une passion véritable pour ces vies brisées du lac Baïkal, pour ces visages qui sont autant de livres ouverts, parcheminés ou pas. Mis en confiance, ces habitants des confins semblent d’un autre temps, un temps dont ils ont conservé le bon sens, la poésie et la haute morale. Leur vision de l’amour, loin d’être simple, est en réalité pénétrée de questions et d’une certaine mystique de la domesticité. On découvre que dans ces campagnes reculées, où plane encore le soviétisme, les paysans lisent Tourgueniev quand ils ne fuient pas toute obligation familiale pour retrouver leur amante véritable : la toundra.


Mon amour (2h52), de David Teboul, documentaire, en salles le 15 juin

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest