Un cinéaste en couple homo s’amourache d’une institutrice bientôt enceinte et ne sait plus à quel saint se vouer. Délaissant New York, son camp de base, après une escapade portugaise assez ratée (Frankie), Ira Sachs investit Paris pour ce Passages bilingue sous haute influence d’un certain cinéma français. L’électricité et les éclipses de Pialat dynamisent le romantisme creux d’un Garrel père.
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Si les climax s’enchaînent, dont deux scènes de sexe tout sauf gratuites, on aimerait qu’un liant soit trouvé et que les personnages existent dans le simple quotidien. Leurs vérités sont plus dévoilées par les costumes de Khadija Zeggaï que par le scénario, crop top à motif de dragons ou cardigan à poche rouge sur le cœur. L’interprétation convainc totalement: Adèle Exarchopoulos, souffrante et charnelle, Ben Whishaw, à l’amertume mesurée, et Franz Rogoswki, magistral en ludion immature et cruel, dépassé par ses sentiments. La fin, très belle, prend les transports amoureux au pied de la lettre.
PASSAGES (1h31), de IRA SACHS, avec Franz Rogowski, Ben Whishaw, Adèle Exarchopoulos, en salles le 28 juin





