Le 30 octobre 2012, l’élève-officier Jallal Hami se noie à Saint-Cyr lors d’un bizutage qui ne dit pas son nom. De ce fait divers tragique, Rachid Hami va faire un film qui est aussi son histoire, puisque la victime n’est autre que son frère. S’il semble coller aux éléments biographiques, Pour la France opère un décalage malvenu vers son propre personnage, non plus acteur-réalisateur plein de promesses mais zonard sans avenir et maillon faible d’une famille déjà mise à mal par sa fuite de l’Algérie en pleine décennie noire.
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Malgré un segment sur l’enfance à peu près opérant – grâce aux deux jeunes acteurs – le reste du film se cherche sans vraiment se trouver, à la fois trop digne et trop embué de larmes. Une escapade taïwanaise rapproche et oppose les deux frères jusqu’à une scène embarrassante de karaoké. Le notable désir de reconnaissance qui parcourt Pour la France évite l’antienne victimaire à la mode, mais c’est à peu près tout.
POUR LA FRANCE (1h53), de RACHID HAMI, avec Karim Leklou, Shaïn Boumedine, Lubna Azabal, en salles le 8 février





