Pour son premier film tourné à Taipei, le Canadien Rob Jabbaz (probable hommage à Rob Zombie) vise l’ultime en imaginant une pandémie qui transforme ses victimes en monstres pervers et cannibales. Belle idée printanière que d’imaginer que le COVID pourrait tous nous transformer en zombie. Un jeune couple joli comme tout est séparé dans le chaos ; se retrouvera-t-il intact plutôt qu’écumant et pratiquant des actes contre-nature dans une atmosphère de Nuit de Walpurgis ?
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Le spectateur ne tremblera que vingt minutes, puisque la première attaque, surgie sans crier gare, dévoile le principe qui va guider Jabbaz tout au long de The Sadness : l’absence de crescendo. Le gore est tout de suite dans le rouge, par pics qui s’étirent en plateaux, à l’image de l’impressionnante attaque dans le métro, achevée dans un déluge d’hémoglobine. Conséquemment, The Sadness ressemble à une succession de solos de guitare dans un morceau de hard-rock qui recouvriraient la mince mélodie. Un finale claustrophobe à la Bug de Friedkin en précise la nature : du nihilisme pour les nuls.
The Sadness (1h40) de Robert Jabbaz, avec Regina Lei, Berant Zhu, en salles le 6 juillet





