À la faveur d’une glaciation climatique, Un Hiver en été tente une radiographie de la France d’en bas, d’en haut et du milieu. Celle-ci s’opère hélas par le biais du roman-photo où des archétypes grossiers vont s’affronter par duos (la Gilet jaune versus le startuper ; le militaire versus le drogué, etc.) D’abord désarmant, le film de Laetitia Masson devient vite effarant avec ses rebondissements qu’oserait à peine Lelouch et des dialogues en Angot de synthèse (« Je suis toute seule dans une zone industrielle. Chaque homme dans sa nuit. »)
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La progression du récit se fait par la mise à jour d’une facette secrète des personnages (le colonel est un travesti, la midinette une flic). D’abord la thèse, puis l’antithèse ; ne manque que la prothèse de l’amour rédempteur qui réchauffera le monde. Des acteurs, on sauvera Élodie Bouchez, assez convaincante en rock star paumée. La vision finale de Laurent Stocker tour- noyant sur iel-même en jupe plissée est d’un grotesque à stopper toute libido.
UN HIVER EN ÉTÉ (1h52), de LAETITIA MASSON, avec Benjamin Biolay, Élodie Bouchez, Judith Chemla, en salles le 22 mars





