Skip to content

[Cinéma] Un hiver en été : grotesque

Par

Publié le

22 mars 2023

Partage

Le monde gèle par manque d’amour, avance Un hiver en été. À la fois nunuche et dément.
Un hiver en été

À la faveur d’une glaciation climatique, Un Hiver en été tente une radiographie de la France d’en bas, d’en haut et du milieu. Celle-ci s’opère hélas par le biais du roman-photo où des archétypes grossiers vont s’affronter par duos (la Gilet jaune versus le startuper ; le militaire versus le drogué, etc.) D’abord désarmant, le film de Laetitia Masson devient vite effarant avec ses rebondissements qu’oserait à peine Lelouch et des dialogues en Angot de synthèse (« Je suis toute seule dans une zone industrielle. Chaque homme dans sa nuit. »)

Lire aussi : [Cinéma] Houria : danse ta life

La progression du récit se fait par la mise à jour d’une facette secrète des personnages (le colonel est un travesti, la midinette une flic). D’abord la thèse, puis l’antithèse ; ne manque que la prothèse de l’amour rédempteur qui réchauffera le monde. Des acteurs, on sauvera Élodie Bouchez, assez convaincante en rock star paumée. La vision finale de Laurent Stocker tour- noyant sur iel-même en jupe plissée est d’un grotesque à stopper toute libido.


UN HIVER EN ÉTÉ (1h52), de LAETITIA MASSON, avec Benjamin Biolay, Élodie Bouchez, Judith Chemla, en salles le 22 mars

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest