Après une altercation dans le métro, deux inconnus font l’amour dans un photomaton et décident de passer la nuit à marcher dans Paris. Ils se confient leurs secrets les plus intimes, que même leurs conjoints ignorent : elle fait du théâtre amateur, il utilise un masseur prostatique… Après la toute petite surprise qu’était Guy, Alex Lutz change de braquet, il veut parler de la vie et de l’amour. Mais son « idée originale » (dixit le générique) lorgne fortement vers Copie conforme d’Abbas Kiarostami revu par Étienne Chatiliez.
Lire aussi : [Cinéma] Rheingold : l’or du rien
Le boy meets girl actrice/humoriste rappelle aussi, en inversé, Vendredi soir de Claire Denis avec Valérie Lemercier et Vincent Lindon, qui, tout en étant aussi peu fonctionnel, faisait l’économie de dialogues surécrits à la Blier. L’interprétation, qui mime la transgression en roue libre, ne déparerait pas dans le théâtre privé. Il est probable qu’Une Nuit aurait gagné à être une pièce, d’autant que Lutz et Viard semblent jouer pour un parterre de vieillards.
UNE NUIT (1h30), D’ALEX LUTZ, avec Alex Lutz, Karin Viard, en salles le 5 juillet.





