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Clair-obscur : entre les tons

Un premier film d’actrice (Rebecca Hall) se penche sur le racisme urbain dans les Années folles. Courageux mais un peu délavé.

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© Clair-obscur

Certains films insatisfaisants travaillent plus que d’autres qui semblent pourtant meilleurs. Leur inachèvement les rend perfectibles en pensée, comme si le spectateur voulait combler les manques et appréciait ce travail le rendant plus actif. C’est le cas de Clair-obscur (Passing en VO), premier film de l’actrice Rebecca Hall, et à ce titre une promesse, quoique imparfaitement tenue.

Tout – depuis le titre – est passionnant dans Passing, mais peine à s’ancrer dans un récit qui captiverait vraiment ou une incarnation franche. Adaptée d’un roman de Nella Larsen, première romancière afro-américaine à obtenir une bourse Guggenheim en 1930, l’histoire déjà peu commune part d’une pratique documentée assez éloignée de nos mœurs européennes, le « passing », soit le fait de s’identifier blanc tout en étant noir (ce qui n’est bien sûr possible qu’à condition d’avoir une carnation plus claire qu’obscure). Irene, femme de médecin à Harlem, retrouve ainsi son amie d’enfance Clare, orpheline se faisant passer pour blanche et qui a fait un beau mariage avec un barbu raciste (il la surnomme Neg, abréviation du N word, en raison de son teint point trop d’albâtre). L’essentiel du film va se jouer entre les deux femmes, le transfuge de race cherchant à reconquérir son ancienne amie qui la tient à distance, avant de l’accepter pour le meilleur et pour le pire. [...]

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