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Covid 19 : finissons-en !

Finissons-en. Personne n’en peut plus de cette maladie et de cette crise, qui ont – en sus de tuer, abîmer, désorganiser, durablement – divisé la France et le monde. Si parfois l’amitié y aura perdu, il faut encore espérer que l’intelligence y aura gagné – ou pourra demain y gagner. Quelles leçons en retenir, donc ? Nous allons, humblement, essayer d’y voir clair.

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Essayons de tenir ensemble deux positions, qui sembleront contradictoires au distrait ou au fanatique : les non-vaccinés ont posé un problème au reste du peuple français, au moins jusqu’au variant omicron ; le passe vaccinal est une piètre résolution de ce problème.

Commençons par le second. Que ce gouvernement et le président de la République soient des menteurs et des manipulateurs ne fait plus de doute pour personne depuis longtemps. Après avoir débandé au début de la crise du virus, au printemps 2020, mal géré les hôpitaux, les masques, les tests et le confinement, Emmanuel Macron et ses ministres ont tenté, vaille que vaille, de faire croire que puisque ces mystères demeuraient ils en étaient les organisateurs. Au premier déconfinement, ils ont bêtement cru et persuadé leur population que le cauchemar était achevé, que les jours heureux étaient de retour. M. Castex, que nul ne connaît plus aujourd’hui qu’alors, devenait Premier ministre pour ce seul fait d’armes, qui n’en était pas un.

En juillet 2020, le grand virologue Macron tenait pour certain qu’il n’y aurait pas de vaccin tantôt, et qu’il ne fallait donc pas décider de stratégie adaptée. Rattrapé par la science et les colossaux moyens des laboratoires, la France emboîte à l’automne et tardivement le pas à des pays comme Israël ou la Grande-Bretagne, même si en décembre 2020, Emmanuel Macron peut déclarer encore : « Je ne crois pas à la vaccination obligatoire pour ce vaccin ». On connaît la suite.

Les non-vaccinés ont posé un problème au reste du peuple français, au moins jusqu’au variant omicron ; le passe vaccinal est une piètre résolution de ce problème

Le 12 juillet dernier, prenant tout le monde de court, le même président invente un passe sanitaire qu’au printemps précédent il avait juré ses grands dieux ne jamais imposer : « La vaccination n’est pas tout de suite obligatoire pour tout le monde, mais nous allons étendre au maximum le passe sanitaire pour pousser le maximum d’entre vous à aller vous faire vacciner ». Et ceci alors que le Conseil d’État (dont l’avis n’est que consultatif) avait formellement déconseillé l’emploi de ce passe pour inciter à la vaccination. Le 26 août, le ministre de la Santé donnait sa parole que la dose de rappel ne conditionnerait pas le passe sanitaire. On sait ce qu’il en est désormais. Et encore, avec le passe sanitaire, l’usage de tests réguliers plutôt que du vaccin conférait-il un semblant de choix aux Français réfractaires. [...]

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