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Cyrano : destroy culture

« Ah ! ces horreurs, il a fallu que je les visse // Pour y croire ! » s'exclamait Roxanne. Faisant d'un des plus grands chefs-d'œuvre de tous les temps une immondice progressiste, Joe Wright a allègrement massacré la pièce Cyrano de Bergerac.

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© Metro-Goldwyn-Mayer Pictures
Cyrano de Bergerac existe en comédie musicale aux Amériques depuis 2018. Vous ne le saviez pas ? Moi non plus. La bonne nouvelle, c’est que cette version n’a jamais traversé l’Atlantique. La mauvaise, c’est que des sagouins ont eu la mauvaise idée de l’adapter sur grand écran, avec gros budget, une vedette internationale de la série Games Of Thrones à l’affiche, le tout piloté par la talentueux Joe Wright, réalisateur de l’excellent Orgueil et préjugés. Vous vouliez un aperçu de l’enfer ? Ces affreux vous l’offrent durant deux heures et en anglais. Dès l’ouverture, Joe Wright plante le décor avec son générique sur fond de marionnette à gros pif. Au cas où vous ne l’auriez pas compris, le réalisateur britannique vous annonce un jeu de rôles et de faux semblants, deux minutes de plus et il ajoutait des sous-titres. Roxane (qu’on prononce comme Sting), jeune femme pleine de charme, est fauchée. Le Comte de Guiche, à deux doigts du #metoo, lui propose, en échange des caresses sur son crâne en peau de derche, son titre et sa fortune. Mais Roxane rêve du grand amour : « Je veux qu’on me dise que je ne peux pas vivre sans toi », chante-t-elle. Edmond Rostand revisité par Wejdene, fallait oser, les Ricains l’ont fait. [...]
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