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[Portrait] David Desgouilles : souverainiste intégral

Chroniqueur pour Marianne et Causeur, David Desgouilles s’est lancé dans le roman de politique-fiction avec Le Bruit de la douche, mettant en scène Dominique Strauss-Kahn qui n’agresse pas Nafissatou Diallo. Rencontre avec un souverainiste intégral.

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

David Desgouilles est franc-comtois. « J’ai passé la moitié de ma vie dans le Jura, et l’autre moitié dans le Doubs », plaisante ce natif de Dole, la ville de Pasteur. Chroniqueur à la plume acerbe et acérée, Desgouilles ne cache pas ses convictions férocement souverainistes. Et son amour de la politique. Il adhère au RPR en 1988, à l’âge canonique de 16 ans, attiré par la figure de Philippe Séguin.

Son baptême du feu militant, il le vit dans une bataille dont tout bon souverainiste se souvient : Maastricht

Son baptême du feu militant, il le vit dans une bataille dont tout bon souverainiste se souvient : Maastricht. Les résultats du référendum le laissent abasourdi. « C’est la première fois qu’on observait une telle coupure entre la ruralité, ce qu’on appellera ensuite la France périphérique, et les métropoles. Et depuis, ça ne s’est évidemment pas arrangé », se souvient-il. Paradoxalement, malgré son respect presque filial pour Philippe Séguin, Desgouilles lui impute l’échec du rassemblement des « républicains des deux rives », selon la terminologie en vogue dans les milieux souverainistes des années 90. « On dit souvent que se sont les souverainistes de gauche qui ont refusé de tendre la main à ceux de droite : c’est faux. Si la base de gauche est incontestablement plus sectaire que celle de droite, c’est tout de même Chevènement qui avait proposé à Séguin de mettre son Mouvement des Citoyens à son service pour l’élection présidentielle de 1995. Séguin a préféré, hélas, rester fidèle à Chirac ». Le militant sera candidat en 69e position sur la liste Pasqua-Villiers aux élections européennes de 1999. En position inéligible donc. En 2002, le « Che » se lance dans la campagne présidentielle. David Desgouilles suit cela de loin, mais observe tout de même l’échec progressif de Jean-Pierre Chevènement qui, entamant sa campagne très haut dans les sondages, tutoyant même le second tour, terminera autour de 5 % – une situation qu’un autre candidat, lui-aussi venu du souverainisme, connaîtra vingt ans plus tard. [...]

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