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Débat LIBÉRALISME Eric Tegnér : Pour une alliance des libéraux et des conservateurs

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Publié le

11 février 2019

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Peut-ton ou pas zut à la fin

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Peut-on être libéral-conservateur ? Pour Thibaud Collin, la réponse dépend du sens des deux termes : il y a deux types de conservatisme, qui recoupent l’opposition entre modernes et antimodernes. Résolument dans cette dernière optique, Charles Beigbeder revendique un conservatisme libéral sur le modèle d’Edmund Burke, quand Érik Tegnér plaide pour une alliance des libéraux et des conservateurs sur le plan politique.

 

Le libéralisme et le conservatisme semblent aujourd’hui être des amants maudits, un couple dont personne ne veut, ni les libéraux, ni les conservateurs, reproduisant idéologiquement la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette.

 

 

Et pourtant, alors que les conservateurs actuels vendent l’alliance avec le libéralisme comme un baiser avec la mort, il est dans l’essence même de ces deux familles de pensée d’être compatibles, une tendance qui se voit dans l’histoire depuis le comte de Montalembert en France jusqu’aux paléo-libertariens américains dans le sillage de LewRockwell en passant par les plus connus, Edmund Burke et Lord Acton en Grande-Bretagne.

 

Le même Edmund Burke, qui mettait sur le même plan libéralisme politique et conservatisme, par ces mots pleins de sens : « Un État sans les moyens de changer se prive des moyens de se conserver».

 

Lire aussi : Débat LIBÉRALISME 1/3 : La grande fracture de la modernité libérale

 

Conservatisme non-étatiste

 

L’idée n’est pas d’affirmer que libéralisme et conservatisme peuvent se fondre l’un dans l’autre, mais que ces deux courants de pensée sont conciliables. Lorsqu’on relit les libéraux Frédéric Bastiat et Tocqueville en France, ou Friedrich Hayek et Ludwig Von Mises à l’étranger, on comprend bien que la meilleure protection de la tradition est la liberté individuelle.

 

Si les conservateurs continuent leur folie étatiste, ils tomberont dans le même travers que le progressisme par une dictature de la morale imposée par un État tout-puissant. Si des changements doivent avoir lieu, ils ne doivent pas venir du haut mais de la base de la société.

 

Lire aussi : Débat LIBÉRALISME 2/3 : Pour un conservatisme libéral

 

Il serait opportun de voir enfin émerger un conservatisme non-étatiste comme celui de Roger Scruton ou Thomas Sowell, qui favorise l’initiative privée, contrairement au jacobinisme réactionnaire vers lequel tendent aujourd’hui certains conservateurs français qui pensent à tort que l’État a réponse à tout. S’il y a bien un homme politique qui l’a compris, c’est le chancelier autrichien Sebastian Kurz. Et la droite au sens large devrait s’en inspirer.

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