Skip to content

Démission de Boris Johnson : qui sont les candidats à sa succession ?   

Par

Publié le

12 juillet 2022

Partage

Alors que Boris Johnson a annoncé sa démission du poste de chef du Parti conservateur et donc in fine du poste de Premier ministre du Royaume-Uni, les potentiel successeurs se bousculent : lundi 11 juillet, pas moins de 11 candidats avaient décidé de se lancer dans la course au10 Downing Street.
ang

Ils sont onze à s’être déclaré candidats à la succession de Boris Johnson. Certains sont déjà des étoiles montantes du Parti conservateur comme Liz Truss, qui a fait parler d’elle au sujet du protocole nord-irlandais. D’autres sont nettement moins connus et pourront ainsi obtenir davantage de visibilité dans la vie politique britannique.

Parmi les favoris, Liz Truss donc, 46 ans, se démarque particulièrement. Souvent décrite par les médias comme « ambitieuse », cette admiratrice de Margaret Thatcher a un curriculum vitae particulièrement imposant : elle a été ministre sous les trois cabinets Cameron, May et Johnson. D’abord ministre de l’Environnement elle devient ensuite ministre de la Justice et Lord Chancelier, puis Secrétaire en chef du Trésor. Boris Johnson lui confie le poste de Secrétaire d’État au Commerce et de ministre de la Condition féminine et de l’Égalité, avant de lui confier en septembre 2021 les Affaires étrangères. Depuis décembre, elle occupe également les fonctions de négociateur en chef du gouvernement britannique avec l’Union européenne et président britannique du Conseil de partenariat UE-Royaume-Uni

Penny Mordaunt est régulièrement attaquée par le lobby LGBT. Des rumeurs prétendent même qu’elle aurait « jeté des personnes trans sous un bus »

Un point intéressant : après avoir voté contre le Brexit en 2016, elle va finalement évoluer (par pragmatisme ou par ambition ?) vers l’euroscepticisme au point de déclarer en 2017 qu’en cas de second référendum elle voterait cette fois pour la sortie de l’UE. Elle affirmait en effet que les « problèmes économiques massifs » qu’elle craignait n’avaient finalement « pas eu lieu » et soutenait qu’avec le Brexit, le Royaume-Uni avait « attiré de nouveaux investissements à l’étranger » et y avait « vu de nouvelles occasions de commercer avec le reste du monde ».

Autre favori, Jeremy Hunt, 55 ans, met en avant son expérience. L’ancien ministre des Affaires étrangères (en 2018, il y avait succédé à Boris Johnson) prétend être « plus expérimenté que tout autre candidat ». Après avoir voté pour le Remain en 2016, il va lui aussi évoluer et fustiger « l’arrogance de l’UE ».

Penny Mordaunt, 49 ans, ministre d’État à la politique commerciale, qui présente la particularité d’être la seule femme députée à être réserviste de la Marine royale, avait fait campagne pour le Brexit en 2016. Elle est régulièrement attaquée par le lobby LGBT pour ses propos sur les « personnes nées de sexe masculin et qui ont suivi le processus de reconnaissance de genre » qui sont « légalement des femmes » mais ne sont pas des « femmes biologiques ». Des rumeurs prétendent même qu’elle aurait « jeté des personnes trans sous un bus ».

Rishi Sunak, 42 ans, Chancelier de l’échiquier démissionnaire le 5 juillet, a annoncé sa candidature dès le 8 juillet, se décrivant comme un « candidat sérieux pour les temps sérieux » et assurant pouvoir compter sur le soutien de 80 à 100 députés. Celui qui a fait fonctionner l’économie britannique pendant le Covid en assurant qu’il allait faire « tout ce qu’il faut » pour aider les Britanniques à traverser la crise avait vu alors sa popularité s’envoler. Né en Angleterre de parents issus de la diaspora indienne d’Afrique de l’Est, il estime que l’immigration doit être « appropriée » et qu’il faut « avoir le contrôle des frontières ».

Rehman Chishti, 43 ans, né au Pakistan et arrivé au Royaume-Uni à l’âge de 6 ans, a démarré sa carrière auprès de Benazir Bhutto, ancien Premier ministre du Pakistan, puis a été élu député travailliste avant de rejoindre le Parti conservateur. Ce député peu connu a été découvert par le grand public il y a à peine trois jours lors de sa nomination comme sous-secrétaire d’État aux affaires étrangères.

Sajid Javid, 52 ans, né en Angleterre de parents pakistanais, ministre de la Santé démissionnaire le 5 juillet, a d’abord été eurosceptique avant de se positionner contre le Brexit lors du referendum. En 2021, nommé au Secrétariat à la Santé, il a mis en œuvre la levée des restrictions sanitaires.

Tom Tugendhat, 49 ans, président du Comité spécial des affaires étrangères, a voté contre le Brexit et était un fervent soutien de Theresa May

Nadhim Zahawi, 55 ans, Kurde né à Bagdad, arrivé au Royaume-Uni à 11 ans, a soutenu le Brexit au motif que l’UE ne serait jamais disposée à changer ses règles et que le Royaume-Uni devait reprendre le contrôle sur de nombreuses questions. En tant que Sous-secrétaire d’État parlementaire aux vaccins et à la santé publique, il a piloté la campagne de vaccination contre le Covid.

Enfin, quelques candidats moins connus du grand public ont des chances plus minces de l’emporter.

Grant Shapps, 53 ans, Secrétaire d’État aux Transports, avait soutenu Boris Johnson en 2019 lors de son élection comme chef du Parti conservateur.

Tom Tugendhat, 49 ans, président du Comité spécial des affaires étrangères, a voté contre le Brexit et était un fervent soutien de Theresa May. Il a notamment fait parler de lui pour ses positions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Chine.

Suella Braverman, 42 ans, née en Angleterre de parents indiens, Procureur général d’Angleterre et du Pays de Galles et Avocat général d’Irlande du Nord, avait fait campagne pour le Brexit en 2016 et s’est récemment montrée favorable au transferts de migrants clandestins vers le Rwanda. Très conservatrice sur les questions liées au lobby LGBT, elle est notoirement considérée comme se situant à l’aile droite du Parti.

Kemi Badenoch, 42 ans, ministre d’État à l’Égalité, démissionnaire le 6 juillet, avait fait campagne pour le Brexit en 2016. Après son élection à la Chambre des communes en 2017, elle décrit le Brexit comme « le plus grand vote de confiance jamais enregistré dans le projet du Royaume-Uni ».

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest