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Du désintérêt des Français pour la vie politique

Le désamour des Français pour la politique ne se dément pas. Les taux d’abstention le montrent, les études du Cevipof détaillent ce mouvement de fond. À quoi les Français sont-ils réfractaires? À la chose publique, à la démocratie représentative ou aux partis politiques ? Et comment les réconcilier avec la politique ?

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© Federico Giampieri – Unsplash

Le 22 février, le Cevipof, Centre de recherches politiques de Sciences Po, publiait, en collaboration avec l’institut de sondages OpinionWay son baromètre annuel de la confiance politique titré : « En qu(o)i les Français ont-ils confiance aujourd’hui ? » À la question : « Quand vous pensez à la politique, pouvez-vous me dire ce que vous éprouvez d’abord ? », 77 % des sondés répondaient par un terme à connotation négative. Ils étaient 39 % à affirmer que la politique leur inspirait de la méfiance, 23 % du dégoût, 12 % de l’ennui – et même, pour 3 %, de la peur ! Seuls 4 % affirmaient de but en blanc avoir du « respect » pour la politique et 1 % éprouver de l’« enthousiasme ».  Des taux de défiance du reste bien plus élevés que ceux enregistrés chez nos voisins britanniques ou allemands. Outre- Rhin, par exemple, le « dégoût » ressenti par rapport à la politique n’est exprimé que par 8 % des Allemands.

Du dégoût pour les égouts

Une analyse fine des différents baromètres Cevipof des années précédentes montre d’ailleurs que le phénomène est ancien. Il n’est pas corrélé à la présidence d’Emmanuel Macron. Les taux de « méfiance » et de « dégoût « sont exactement les mêmes que ceux enregistrés en 2010, alors que la présidence de la République était assurée par Nicolas Sarkozy. Mais si, à peu de chose près, le taux de « méfiance » est resté stable – près de 40 % des Français sont donc d’un naturel prudent... –, celui du « dégoût » fluctue considérablement, jusqu’à connaître des pics à 33 % de Français écœurés par la politique. Dernier sommet en date : à la fin de 2018, soit en plein dans la montée en puissance du mouve- ment des Gilets jaunes. Depuis, c’est la décrue : de 32 % de « dégoûtés » fin 2018, la France est passée à 27 % fin 2019 et donc 23 % fin 2020. [...]

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