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Trans : sport en commun

Avec la massification des athlètes dits transgenres, la question des différences biologiques entre les hommes et les femmes dans le cadre sportif se pose avec une acuité nouvelle. Quelle est la profondeur de l’écart entre les capacités des organismes masculins et féminins? En traçant son origine, on découvre deux rapports au corps et à la compétition sportive inassimilables, aussi bien au niveau biologique que psychologique et culturel.

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© Romée de Saint Céran
La biologie est la science la plus réactionnaire du monde. Elle s’entête à empêcher qu’on raconte les bêtises les plus fleuries sur l’être humain, elle est le plafond de verre où, en route pour les étoiles multicolores de la voûte céleste, le rêve déconstructiviste s’écrase en une tâche dégoulinante. L’épine qui torture le plus cruellement son pied est sans doute celui des différences biologiques entre les hommes et les femmes. Et notamment en matière de performances physiques. Car nous sommes parvenus à un point où le rappeler n’a plus rien d’une lapalissade, les hommes sont significativement plus forts et endurants en moyenne que les femmes. Entrons dans les détails. Pour l’endurance à l’effort, « la taille du cœur, le volume sanguin total et le taux d’hémoglobine, protéine transportant l’oxygène, sont plus faibles chez la femme que chez l’homme », nous explique le site de l’université de Saint-Étienne. Ces différences au niveau du système cardiorespiratoire entraînent une forte variation entre les deux sexes au niveau de leur consommation maximale de dioxygène respective, aussi connue sous le nom de VO2 max, le meilleur indicateur de l’endurance. Cette VO2 max est inférieure « de l’ordre de 40 à 60 % » chez les femmes.
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