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Échecs et avenirs de la démocratie sociale chrétienne

Modèle à succès dans l’après-guerre, la démocratie-chrétienne a lentement mais sûrement abandonné son ADN politique d’origine, au profit d’un recentrage tactique et d’un affadissement idéologique.

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La démocratie chrétienne est née du catholicisme intransigeant, marqué par le rejet d’un monde « moderne » dominé par l’individualisme et la recherche du profit. Cette famille politique est à l’origine de nombreux progrès sociaux : des œuvres caritatives innombrables, des associations éducatives et culturelles foisonnantes, des mutuelles puissantes, des publications variées, de véritables syndicats, des lois cruciales sur les logements insalubres, les sociétés de secours mutuels, les caisses de retraites… Avec le MRP, elle incarnera même la IVe République. Pourtant, qu’en reste-t-il ? Comme souvent, les comparaisons sont éclairantes.

Alors qu’elle apparaît théoriquement bien positionnée pour se saisir des trois grands enjeux de la démocratie contemporaine, l’identité, les valeurs et l’avenir du spirituel, elle ne semble plus en capacité de le faire, faute d’être fidèle à ses racines

Pour les démocrates-chrétiens, les vrais succès débutent en 1945. Le MRP, fort de ses 28,2 % des voix en juin 1946, devient le premier parti de France. La CDU et la CSU en Allemagne, la DCI en Italie se hissent au premier rang des partis. Face à cette menace communiste, les nouvelles formations démocrates-chrétiennes apparaissent comme de véritables valeurs refuges pour de nombreux électeurs. Mais que vont faire ces partis de ce capital politique considérable ? [...]

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