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Éloge de la délicatesse : le monde aromatique du saké

Le Japon est un paradoxe. Troisième puissance économique mondiale, il s’érige pourtant contre la mondialisation : alors que la doxa sans-frontiériste domine, les Japonais défendent leurs traditions culturelles et gastronomiques. Dans une époque où les goûts s’affadissent, le savoir-vivre nippon nous séduit et en France, le saké connaît un vrai engouement. Trop souvent confondu avec le tord-boyaux servi dans les restaurants chinois, le véritable saké se révèle comme une boisson subtile et pleine d’arômes.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect
C’est l’un des alcools les plus vieux au monde. Le saké fut introduit de Chine il y a deux mille ans ; au VIIIe siècle, il est associé à des rites shintoïstes et trouve son caractère sacré. La consommation se développe au XIXe avec la modernisation des transports : la classe moyenne consomme alors régulièrement du saké chaud durant ses repas. La production périclite cependant après la Seconde Guerre mondiale, avec l’occupation américaine, les Japonais découvrent d’autres boissons comme la bière et le whisky. Mais le déclin est enrayé depuis vingt ans. De nouveaux modes de consommation ravivent l’intérêt des jeunes Japonais : le saké est aujourd’hui servi frais dans des verres à vin, et certains sont même effervescents comme le champagne. Mais en dépit de ce regain d’intérêt, l’avenir des brasseurs japonais se situe à l’extérieur du pays. [...]
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