Que retiendrez-vous de l’aventure GlobalGeoNews ?
L’idée de GlobalGeoNews était de créer un média qui rassemble des grands reporters et des chercheurs, et de renouer avec l’information de terrain ainsi qu’avec l’analyse simple des faits. Nous avons été très impressionnés de voir que le grand public adhérait à ce projet alors que nous pensions que nous aurions un public restreint, essentiellement composé de professionnels. On a donc eu envie de se développer, de parler davantage à tous ces gens qui nous lisent et regardent nos grands reportages vidéo. GlobalGeoNews devait de fait grandir, et s’adapter à cette demande du grand public, désireux d’avoir une information de terrain, en phase avec le monde réel. Les gens nous ont adoptés car nous sommes ancrés dans le réel. Nous avons pu compter sur le soutien de journalistes et d’amis proches qui ont cru en nous et ont investi sur notre projet pour le faire grandir et faire évoluer notre site. FILD – en anglais l’acronyme de Field information leads democracy, autrement dit l’information de terrain est nécessaire à la démocratie – est ainsi devenu le nouveau nom de GlobalGeoNews. Ce nom nous ressemble car nous considérons que l’information indépendante, validée par des reporters qui vérifient les faits sur le terrain, représente un véritable enjeu de société.
FILD – en anglais l’acronyme de Field information leads democracy, autrement dit l’information de terrain est nécessaire à la démocratie – est ainsi devenu le nouveau nom de GlobalGeoNews
Quelles sont les valeurs éditoriales de Fild ?
C’est un magazine en ligne indépendant, unique en France, qui publie des reportages et des analyses du lundi au vendredi. Nos reporters sont établis sur les 5 continents dont ils arpentent les territoires pour informer de ce dont on ne parle pas toujours ailleurs. FILD est vrai média citoyen au service du public, qui donne la parole à chacun, à travers le monde. Nous ne pratiquons pas un journalisme militant mais nous défendons certaines valeurs – à commencer par la liberté d’expression, l’égalité entre hommes et femmes, la souveraineté culturelle -. C’est un vrai magazine de grand reportage et d’analyse sans dépendance idéologique, qui traite des grands enjeux de ce monde et du quotidien des gens quels que soient leur place dans la société. Nous donnons la parole à tous ceux qui ont une expérience de terrain ou une vision à partager pour préparer le monde de demain. Parce que nous sommes indépendants, nous ne reprenons pas les dépêches diffusées en boucle par les grandes agences de presse internationales qui saturent les médias. Nos reportages sont vraiment exclusifs. Notre force, c’est notre légitimité. Notre credo, c’est « voir, comprendre, témoigner ».
Quel est votre modèle économique ?
Comme nous avons fait le choix de l’indépendance, nous avons opté pour le système de l’abonnement à un prix très abordable, même si une partie du contenu est gratuit. Il faut comprendre que l’information indépendante a un coût. Que ce soit en Europe ou à l’autre bout du monde, nous diffusons des reportages exclusifs, qui nécessitent la collaboration d’une soixantaine de reporters et analystes. L’abonnement sert à financer leurs reportages – déplacements, assurances, caméras, etc – certaines de leurs enquêtes se faisant parfois au péril de leur vie. S’abonner, c’est s’engager auprès de notre rédaction, mais surtout en faveur d’une information indépendante au service du public.
?????? GeoGlobalNews devient @fild_media, nouveau média d’#info qui raconte le monde tel qu’il est.
— Fild (@fild_media) December 1, 2020
Rejoignez un réseau de grands reporters et de chercheurs présents sur les 5 continents pour observer l’#actualité du réel depuis le #terrain.
Rdv sur https://t.co/tIeBddlA2g ! pic.twitter.com/xUP16I13kX
Quels types de contenus pourra trouver l’abonné sur Fild ?
Des grands reportages, des analyses et des interviews. Nous traitons de politique internationale, de sujets de société, environnementaux, sportifs, de santé publique ou culturels. Nous le faisons sans tabou, en nommant les choses. Notre truc, c’est d’être en phase avec le terrain, avec le réel. Qu’il s’agisse de reportages sur le covid dans les réserves indiennes des États-Unis ou sur les Djihadistes en Libye, de sujets sur l’artisanat français, sur les comportements sexuels des Français, sur les sports extrêmes ou sur le handicap, nos reporters se donnent le temps de comprendre la vie et l’environnement de leurs interlocuteurs, avec le souci de restituer la réalité. Nos chercheurs, qu’ils soient géopolitologues, scientifiques ou économistes, essayent quant à eux de comprendre la marche du monde, de restituer avec des mots simples ce qu’ils en perçoivent en nommant les choses sans ambiguïté. Notre engagement, c’est de servir les lecteurs. Nous avons par exemple été parmi les premiers – et les très rares – à informer sur le drame qui se déroulait au Haut Karabakh avec deux reporters qui sont partis sur place et nous ont rapporté des reportages qui s’inscrivent dans la grande histoire.
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FILD, c’est en fait l’information de terrain dans la grande tradition du grand reportage français, avec une large place faite à l’image et à l’analyse. C’est un magazine qui allie l’expérience du terrain à la pensée. Nos grands reporters comptent parmi les meilleurs de la profession et ont reçu pour certains de grandes distinctions journalistiques pour leur travail de terrain. Il y a aussi des chroniqueurs qui parlent de culture, d’économie ou de politique. À Chaque fois, ce sont des gens légitimes qui maîtrisent leur sujet. Pour la culture, nous avons par exemple une immense spécialiste de l’art, Stéphanie Cabane, qui nous raconte chaque vendredi ce qu’une œuvre dit de notre société, ou Lionel Lacour, grand réalisateur de documentaires qui nous raconte les évolutions de la société française à travers des films. Pour la politique, nous avons des gens comme Guillaume Bigot qui est un politologue qui n’a pas peur d’aller à l’encontre de la pensée unique. On sait donc d’où chacun parle, et avec quelle légitimité.
Quelles raisons vous donnent espoir dans l’avenir de la presse, dans une société globale qui nie jusqu’à l’existence de la vérité ?
J’ai été reporter sur des zones de guerre. Je connais le risque qu’il y a à informer dans certains endroits. J’ai aussi vu ce que devenaient les sociétés en proie à l’inversion des valeurs. Je suis inquiet de voir en France des gens qui brulent des livres ou empêchent des intellectuels de faire des conférences dans certaines universités. Je crois que cela met la démocratie en grand danger. Je pense donc que notre mission, en tant que reporters, est de raconter les faits, de nommer les choses, quitte à déplaire parfois à certains groupes de pression qui veulent nous imposer de rompre avec notre histoire ou notre liberté de penser. C’est ce que fait de plus en plus la presse d’information indépendante, notamment digitale, qui prend une réelle importance en France, car elle offre une information différente de ce que l’on voit dans les médias main stream. Elle permet aussi aux journalistes d’être en lien direct avec leur lectorat, de répondre à ses exigences. Parce que nous sommes indépendants, nous sommes également libres. Nous ne nous soumettons pas à la pression des formats ou de la publicité. Nous racontons donc ce que nous voyons sans tenir compte des pressions extérieures. Les seuls auxquels nous rendons des comptes, ce sont nos lecteurs.
J’ai été reporter sur des zones de guerre. Je connais le risque qu’il y a à informer dans certains endroits. J’ai aussi vu ce que devenaient les sociétés en proie à l’inversion des valeurs. Je suis inquiet de voir en France des gens qui brulent des livres ou empêchent des intellectuels de faire des conférences dans certaines universités
Nous vivons en fait un tournant dans l’histoire de la presse grâce au digital. C’est pourquoi il faut être optimiste. On l’a vu avec la crise du coronavirus : les gens ont moins lu la presse papier, mais sont venus nombreux sur les sites d’information indépendants qui étaient sérieux, car l’information y est traitée à l’épreuve du réel, du terrain et des faits. Les gens en ont assez qu’on leur présente une information calibrée, « prête à penser ». Tout en étant très ouverts sur le monde, les Français veulent qu’on leur parle d’eux et de leur quotidien sans qu’ils aient à recevoir de leçons. Ils veulent une information en phase avec leurs réalités et leur histoire. Pour eux, le journalisme n’a du sens que s’il sert l’intérêt public et qu’il est ancré dans le réel. C’est ce que nous essayons de faire.





