Pendant la décennie 2000, M. Romero mise sur le SIDA et tente de s’implanter à Paris. En 2004, Jean-Pierre Raffarin fait de la maladie une cause nationale et le nomme président d’un machin sur le sujet. Pour l’implantation parisienne, c’est moins brillant: l’UMP lui préfère d’autres têtes de liste. Alors il entame un mouvement sinistrogyre. En 2007 il appelle à voter Bayrou. En 2008, il soutient Delanoë. En 2009, il rejoint le parti socialiste. Il est réélu conseiller régional sur la liste parisienne d’Anne Hidalgo. Elle l’intègre à sa propre équipe de campagne en 2014 à la mairie de Paris. Il devient maire-adjoint du XIIe , en charge de la culture. En 2015, il est encore réélu conseiller régional. En 2020, il monte d’un cran: maire-adjoint d’Hidalgo, en charge des droits humains.
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En 2005, il avait trouvé un autre cheval de bataille: l’euthanasie. Il existait une association créée en 1980 pour obtenir sa légalisation, qui comptait plusieurs milliers de membres. Ils payaient tous leur cotisation. Ses troupes sont à peu près les mêmes que celles de La Libre Pensée, de la Ligue des droits de l’homme et de la Fédération française de l’ordre maçonnique. L’entregent de Romero permet à l’ADMD d’obtenir en 2006 l’agrément de représenter les usagers au sein des conseils d’administration des hôpitaux. Le ministre de l’époque est un certain Xavier Bertrand, qui n’a jamais fait mystère de son appartenance à la franc-maçonnerie. En novembre 2006, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) s’étrangle dans La Vie: « L’ADMD a un gros pouvoir de lobbying, y compris dans l’administration […] Depuis quelques années, elle s’est encore radicalisée et ne rate pas une occasion de dire que les soins palliatifs coûtent cher ». En 2007, Romero prend la présidence de l’ADMD. Avec l’aide de son conjoint, Christophe Michel, plus jeune que lui de 28 ans et qu’il fait embaucher en 2012 comme secrétaire général, il fait monter l’association en puissance. Elle revendique aujourd’hui 70 000 adhérents. En 2015, pour verrouiller son pouvoir, Jean-Luc Romero modifie les statuts. Cela crée des remous.
Le président demandait de pouvoir payer les administrateurs comme lui, ce qui était une première. Il supprima la limitation à trois mandats qui ne concernait alors que lui. Il demandait à pouvoir modifier les statuts si besoin à la majorité simple et non plus qualifiée, ce qui fut perçu comme un putsch. Enfin, il autonomise le groupe des adhérents jeunes, placé sous la supervision d’un responsable nommé par le président. À l’époque, le responsable était son mari et le secrétaire général de l’association. Cela piaille à l’ADMD. Romero fait comme tout bon gauchiste et purge. Quatre ans plus tard, dans les comptes 2019, les administrateurs sont décrits comme bénévoles. Dont acte. Toutefois on remarque que l’association a financé au total 168 508 euros de frais de missions, voyages et réception. C’était pratique pour un politicard qui cumule déjà ses traitements à la Mairie de Paris et à la Région Île-de-France (pour un total de 7 531 bruts mensuels).
Désormais, tout en promouvant la liberté pour les vieux de se tuer avec des barbituriques puissants aujourd’hui interdits en France, Romero s’implique dans la prévention contre l’usage des drogues pendant la copulation.
En 2018, Romero perd son mari dans des circonstances sordides. Ce dernier décède d’une overdose de drogue qu’il avait consommée pendant une séance de « chemsex » (des produits chimiques sont consommés pour accroître le plaisir physique) chez un inconnu, rencontré sur une application. Lorsqu’un second partenaire, contacté sur l’application cette même nuit, arrive au domicile de l’inconnu, il constate que Christophe Michel est « déjà froid » et appelle la police. C’est pourquoi, désormais, tout en promouvant la liberté pour les vieux de se tuer avec des barbituriques puissants aujourd’hui interdits en France, Romero s’implique dans la prévention contre l’usage des drogues pendant la copulation.
En 2021, Roméro finit par prendre du recul. Il se contente de la présidence d’honneur et pousse à la présidence Jonathan Denis, 32 ans, et une vie déjà bien remplie d’apparatchik gay.





