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Enquête : qui chez France Télévisions a censuré Charlotte d’Ornellas ?

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Publié le

7 mai 2021

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France 3 ne diffusera pas un documentaire sur Jeanne d’Arc parce que Charlotte d’Ornellas lui prêtait sa voix, et que le maire LR d’Orléans y parlait un peu trop. Cette annulation aurait été imposée par quelqu’un en « très haut lieu » à Paris. De qui pourrait-il s’agir ? Enquête.
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Plusieurs possibilités existent au sein du Comité de stratégie éditoriale, créé en octobre 2020 par Delphine Ernotte pour « définir la feuille de route éditoriale et valider les choix stratégiques de l’offre de programmes sur l’ensemble des supports ».

Nous avions dressé le portrait de Stéphane Sitbon-Gomez, 33 ans et directeur des antennes et des programmes du groupe audiovisuel public. Depuis l’âge de 14 ans, ce militant écologiste a eu pour tâche de faire élire sa patronne Cécile Duflot. Après le départ de celle-ci de son ministère du Logement en 2014, il est entré au service de Delphine Ernotte. Il l’aurait aidée à gagner son premier mandat. Plus important, elle en a obtenu un second alors qu’il s’occupait de son cabinet. Cela méritait une récompense. Le voilà numéro 2. Comme il n’y connaît pas grand-chose, on lui a donné une directrice-adjointe, Stéphanie Brémond, briscard de la maison.

Le Monde a révélé en janvier 2021 qu’une part variable de la rémunération des rédacteurs en chef de France Télévisions dépend de leurs efforts de renforcement de la couverture des sujets suivants : « Diversité, visibilité, Outre-mer, Europe »

Parmi les suspects se trouvent aussi les directeurs de l’antenne (Florent Dumont, 42 ans) et des programmes (Diego Buñuel, 44 ans). Ces purs produits de l’industrie audiovisuelle doivent leur promotion à la patronne. Idem pour Bruno Loutrel, devenu le directeur de cabinet de la PDG après six années en tant que consultant chez Boury & Associés, un vieux cabinet de lobbying parisien. Pas le genre à se rouler par terre devant Charlotte d’Ornellas.

Last but not least, Delphine Ernotte fait figure de principale suspecte. Son métier consiste à diriger des administrations privées : Orange ou France Télévisions sont des mastodontes bénéficiant de positions anticoncurrentielles historiques. À condition de ne pas faire trop de bêtises, on n’y a pas besoin de se battre sérieusement pour mériter ses clients. Il reste donc du temps pour militer. Et Delphine sait y faire pour que les bourgeoises soient payées plus, sous le vocable de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, ou pour promouvoir le racisme. C’est elle qui a osé dire qu’il y a trop d’hommes blancs de plus de 50 ans à la télévision. Donc il faut embaucher d’autres ethnies. C’est carrément le fil rouge de son mandat. Le Monde a révélé en janvier 2021 qu’une part variable de la rémunération des rédacteurs en chef de France Télévisions dépend de leurs efforts de renforcement de la couverture des sujets suivants : « Diversité, visibilité, Outre-mer, Europe ». Ernotte a consciemment organisé le groupe afin qu’il diffuse exclusivement une vision déracinée du monde.

Lire aussi : Enquête : les pudeurs illicites du Conseil constitutionnel à 26 millions d’euros

Vous serez donc ravi d’entendre que ce service public de l’audiovisuel a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros, et encore plus de savoir que le résultat a été positif à hauteur de 26,4 millions, ce qui représente 0,8% des revenus. Pas brillant. Mais cela n’a aucune importance car l’État verse au Groupe 87% de ses ressources, dans les 2,5 milliards. À ce niveau-là, le seul vrai problème du président de France Télévisions consiste à maintenir cette dotation tous les ans, quitte à virer un peu de monde pour dégager des marges de manœuvre. C’est ce que fait Ernotte, qui ne renouvelle pas les départs en retraite. Du coup, hop, elle est qualifiée de bonne gestionnaire. Et elle peut demander deux milliards et demi tous les ans, payés par tous les Français, pour diffuser une soupe progressiste qui a réuni 18% de la population en âge de voter au 1er tour de 2017.

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