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Pierre Robin : souvenirs de mon printemps antiraciste (1985)

Auteur récent de L’Esthétique Contre-Cool, essai illustré contre la coolitude et ses ravages en milieux urbain et culturel, Pierre Robin nous propose un regard sur l’actualité via ses souvenirs, préjugés et obsessions. Envers et contre-cool !

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© Louis Lecomte pour L'Incorrect

La riche actualité diversitaire me ramène aux temps pas si lointains où ce riant paysage sociétal s’est mis en place. Rappel des épisodes précédents: en quelques mois l’« état de grâce » mitterrandien de 81 a vécu, la droite gagne toutes les partielles dès 82 ; en 83, au printemps, des dizaines de milliers d’étudiants et jeunes manifestent, souvent violemment, sous la direction de groupes de droite et d’extrême droite, contre la loi Savary, en un remake inversé et surprenant de mai 68, contre lequel Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur, enverra – c’est une première – des voltigeurs à moto et à trique – je les verrai d’assez près (ce aux applaudissements d’une gauche qui fustigera, en 86, ces mêmes voltigeurs après la mort de Malik Oussekine) ; en septembre, le FN commence à faire des vagues électorales à Dreux et la droite se pose la question d’alliances avec lui.

Au printemps 1984, des centaines de milliers de catholiques et droitistes font reculer le gouvernement sur l’école libre, puis à l’été les européennes voient une nouvelle déconfiture du PS et une percée historique du FN. Moi-même je cédais à l’euphorie : tout paraissait possible en cet été 84, notamment une disqualification historique de la gauche, quinze ans après mai 1968 !

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