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Éric Delbecque : « Le carburant idéologique du djihadisme, c’est le salafisme »

Derrière le côté spectaculaire des attentats djihadistes, c’est bien le salafisme, silencieusement, qui ronge la France. Éric Delbecque, auteur des Silencieux (Plon), expert en sécurité intérieure et responsable de la sécurité de Charlie Hebdo après les attentats, éclaire le phénomène.

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© DR

Quelle est la stratégie du salafisme pour se diffuser en France ?

Elle est essentiellement d’ordre culturel et médiatique et vise à s’emparer du terrain, à la fois du terrain mental et du terrain au sens géographique. On est en face d’un soft power, qui se répand notamment par les réseaux sociaux : il s’agit de diffuser dans les esprits une vulgate selon laquelle l’islamisme est une manière comme une autre de concevoir le lien social, et que ceux qui promeuvent ce mode de vie devraient être acceptés par la République. De temps en temps, on ajoute à cela des stratégies d’instrumentalisation du droit : ainsi certaines associations s’en prennent à des commentateurs qui mettent en lumière le caractère totalitaire de l’islamisme et essaient de les faire taire.

Le salafisme mène-t-il nécessairement au terrorisme ?

Il n’y mène pas nécessairement, mais tous les djihadistes sont pétris de salafisme. Le carburant idéologique du djihadisme, c’est le salafisme. Le salafisme prépare l’émergence de la violence terroriste. Si l’on veut réduire le nombre de personnes tentées par la violence, il faut faire en sorte qu’ils disposent de moins de carburant. [...]

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