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Éric Zemmour comparaît au tribunal pour son discours à la Convention de la droite

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Publié le

3 juillet 2020

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Une nouvelle fois, Éric Zemmour fait l’actualité. Alors qu’il comparaît au Tribunal de Paris pour « injure publique » et « provocation à la haine raciale » après son fameux discours tenu en septembre lors de la Convention de la droite, l’essayiste voit fleurir partout des soutiens et son émission  Face à l’info  bat des records d’audience.

Rappelez-vous le 28 septembre dernier. À l’occasion de la première « Convention de la droite » organisée par le magazine L’Incorrect et les associations « Cercle Audace » et « Racine d’Avenir », qui rassembla des politiques et intellectuels de toute la droite, française et internationale, l’essayiste Éric Zemmour ouvrait le bal par un discours offensif et sans langue de bois. Il désignait les ennemis : « Aux libéraux droits-de-l’hommiste, les métropoles. Aux islamistes, les banlieues », et passait en revue tous les soi-disant bienfaits du progressisme pour mieux les attaquer : « Le progressisme est un matérialisme divinisé qui croit que les hommes sont des êtres indifférenciés, interchangeables, sans sexes ni racines, des êtres entièrement construits comme des Legos et qui peuvent être donc déconstruits par des démiurges ». Il expliqua que « l’identité est une question de vie ou de mort », évoqua les dangers de l’immigration et de l’islam « tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam, c’est la double peine », avant de conclure en interpellant les milliers de participants : « Les jeunes Français vont-ils accepter d’être en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? »

Lire aussi : Xavier Breton : « le président est prisonnier de quelques lobbys qui ont fait son élection »

Éric Zemmour n’avait pas encore rejoint sa place que les boucliers se levaient en masse sur les réseaux sociaux. Puis le camp du bien envahit toutes les chaines de télévision, jusqu’au Premier ministre condamnant « des discours nauséabonds et profondément contraires à l’idée que nous nous faisons de la France et de la République ». Des pétitions demandant l’exclusion du polémiste fleurirent un peu partout. La Société des journalistes du Figaro sommait Alexis Brezet de le licencier, d’autre de le « virer » de RTL et Paris Première, SOS Racisme et autres associations réclamant l’annulation de la future émission Face à l’info ; on vit même des manifestants, à peine une dizaine, devant le siège de la chaîne. Soutenu par les organisateurs de la « Convention de la droite » qui organisèrent la riposte, Éric Zemmour ne se fit pas licencier, ni du Figaro, ni de Paris Première et Cnews confirma sa nouvelle émission.

À peine quelques jours plus tard, le Parquet de Paris annonçait l’ouverture d’une enquête pour « injures publiques en raison de l’origine ou de l’appartenance ou de la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » et « provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence, à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Étrangement efficace et rapide, le tribunal correctionnel le convoqua le 10 décembre avec plaidoirie prévue pour le 22 janvier.

Les vieilles méthodes d’intimidation intellectuelle semblent révolues. L’homme tutoie les sommets des ventes à chaque nouvel ouvrage et ses audiences télévisuelles s’envolent à chacun de ses passages. Serge Nedjar, directeur général de CNews, explique même au Parisien que l’arrivée d’Éric Zemmour « est une réussite totale » et que sa seule inquiétude « est qu’il soit courtisé par d’autres médias, y compris par ceux qui nous ont asséné des leçons de moralité. »

Grèves et crise sanitaire plus tard, ce n’est que le 1er juillet qu’Éric Zemmour comparut devant le tribunal de Paris. Neuf associations s’étaient portées partie civile dont le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), SOS racisme ou encore la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme). Une belle brochette de démocrates. L’accusation enchaîne les perles godwin « le Dieudonné des chaînes info », « les propos d’Éric Zemmour sont un quasi-appel à la ratonnade », « une xénophobie qui nous rappelle d’autres temps, d’autres lieux » ou encore « propagande de Goebbels », rapporte Valeurs Actuelles. L’avocat du CCIF se demande si Éric Zemmour ne serait pas « dément », un autre se plaint qu’il soit « partout sur les radios et les télévisions » avant qu’un autre avoue que : « Oui, notre stratégie est de faire taire Éric Zemmour ». On s’en doutait déjà. Mais ils ne sont pas les seuls. Ragaillardi par une élection municipale qui le consacrèrent grand gagnant, le parti EELV (Europe Ecologie Les Verts) a annoncé, selon Libération, vouloir écrire au CSA pour dénoncer « l’ensemble de l’œuvre d’Éric Zemmour ». Le problème avec Zemmour, c’est qu’il plaît.

Lire aussi : L’Incorrect censuré par JC Decaux

Les vieilles méthodes d’intimidation intellectuelle semblent révolues. L’homme tutoie les sommets des ventes à chaque nouvel ouvrage et ses audiences télévisuelles s’envolent à chacun de ses passages. Serge Nedjar, directeur général de CNews, explique même au Parisien que l’arrivée d’Éric Zemmour « est une réussite totale » et que sa seule inquiétude « est qu’il soit courtisé par d’autres médias, y compris par ceux qui nous ont asséné des leçons de moralité. ». Lancé en octobre dernier, l’émission Face à L’info a doublé ses audiences avec une moyenne de 400 000 téléspectateurs chaque soir, atteignant même 542 000 personnes mardi dernier.

En parallèle de l’ouverture de son procès, une pétition a été lancée pour le soutenir titrée « JESOUTIENSZEMMOUR : NON À LA CENSURE, OUI À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION » qui réunit déjà plus de 83 000 signataires. Si l’essayiste ne compte toujours pas se taire, ses soutiens non plus et ils sont nombreux.

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