Dans les deux cas, les électeurs ont fait savoir leur préférence pour la continuité puisque le président sortant sera, selon toute probabilité, reconduit au pouvoir. À Saint-Jacques-de-Compostelle, le démocrate-chrétien Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire) est parvenu à enchaîner sa quatrième majorité absolue d’affilée (42 députés, un de plus qu’en 2016). La participation, qui a augmenté de cinq points en quatre ans, démontre que les citoyens de Galice n’ont pas eu peur d’aller voter en dépit de la quarantaine décidée quelques jours auparavant dans la zone de La Mariña, touchée par le Covid-19.
Au Pays basque, en revanche, seuls 52,84 % des inscrits ont fait le déplacement dans leur bureau de vote (quasiment six points de moins qu’en 2016). Outre la peur générée par le nouveau foyer épidémique de Villafranca de Ordizia, commune basque de 10 000 habitants, l’on notera une certaine lassitude à l’égard du paysage politique régional. Ce dernier est dominé par la figure d’Íñigo Urkullu, président depuis 2012, qui appartient au Parti nationaliste basque (PNV). Avec 31 députés, il améliore son résultat d’il y a quatre ans sans toutefois parvenir à la majorité absolue. Il est probable, à l’heure où nous écrivons ces lignes, qu’il réédite son alliance avec le PSOE, qui a obtenu 10 sièges.
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Au Pays basque, la droite nationale espagnole n’a pas brillé, ce que prédisaient les sondages. Vox (dont le président, Santiago Abascal, est originaire de la région) engrange toutefois assez de voix pour décrocher un siège.
Pour ce qui est de la Galice, les socialistes laissent le Bloc nationaliste galicien (BNG) leur ravir la deuxième place, signe d’un échec patent. À Madrid, Pedro Sánchez se consolera peut-être en se disant que le président régional réélu, Núñez Feijóo, est un modéré dont la victoire invalide la tendance du Parti populaire national à se rapprocher de Vox. Il aurait cependant tort de s’en contenter car la soirée a été morne pour les sociaux-démocrates galiciens.
Peut-être en saurons-nous plus d’ici quelques mois si des élections catalanes anticipées sont organisées cette année, ce qui se murmure de plus en plus.
Le grand perdant du jour est indéniablement Podemos, qui enchaîne les revers depuis 2016. Son antenne galicienne perd ainsi tous les députés acquis en 2016 (c’est-à-dire quatorze). Quant au Pays basque, la formation y voit son nombre d’élus quasiment divisé par deux (6 contre 11 il y a quatre ans). Ce nouveau fiasco devrait inviter Pablo Iglesias à réfléchir à l’avenir du mouvement qu’il dirige.
Les répercussions nationales de ces deux scrutins restent encore à déterminer. Peut-être en saurons-nous plus d’ici quelques mois si des élections catalanes anticipées sont organisées cette année, ce qui se murmure de plus en plus.





